Article paru dans le Paris Normandie.  
Objet : LAF, match retour de la ½ finale des play-off pour la 5è place
« Comment faire simple quand on peut faire compliqué? »
Ce doit être le principe de fonctionnement de cet EVB version 10.11 décidément bien déroutant ! Aprés une saison en dents de scie, annoncée de transition, mais qui voit les euroises confirmer à l'issue de la saison régulière leur statut de l'année passée (septièmes), aprés une demi-finale aller de play-offs emportée sans discussion 3/1 mercredi à Evreux (mais marquée par un set poubelle abandonné aux lorraines aprés 14 fautes locales), les joueuses du duo Fouchet-Favresse retrouvaient dans la banlieue de Nancy un lieu chargé d'histoire pour le club avec la ferme intention d'obtenir une qualification pour la finale.
Evreux était attendu, en Lorraine. Il faut dire que les évébistes avaient chaussé leurs gros sabots avançant devant elles des stats ronflantes : pas celles du match aller, pourtant bien réconfortantes, mais plutôt celles de l'histoire récente, jugez plutôt. EVB vs VNVB, c'est 7 victoires pour une défaite, accident exceptionnel qui confirme la règle ,depuis mai 2009 et les fameux barrages d'accession. Là où tout avait commencé... et où tout aurait pu finir ! En effet, malgré une entame sérieuse et une première manche emportée logiquement, l'EVB s'est fait peur. Etrangement crispées à l'image de G.Mollinger et de L. Da Silva pourtant rayonnantes mercredi, les normandes ont eu toutes les peines du monde à arracher ce biller pour la finale. Mais quoi de plus normal me direz vous? Aprés tout, l'EVB évolue actuellement avec des rotations restreintes du fait des blessures, abandons ou autres méformes. Aprés tout le VNVB présente des arguments de choc avec une phalange offensive Hintemann-Diouck-Koolhaas qui présente des kilos, une verticalité ou des centimètres sans comparaison avec ce que peuvent proposer leurs adversaires. Aprés tout, le VNVB a fini en trombe la saison au sixième rang devant Evreux en signant quelques performances retentissantes face à Calais ou Istres.
Oui mais voilà, le corps du sportif est complexe, presque autant que son coeur et son âme. Et il est inscrit dans la mémoire collective de l'EVB que les play-offs sont l'heure des bleues et blanches... et que face à la capitale lorraine Evreux ne perd pas dans ces moments là ! Alors tout fut compliqué, souvent brouillon, parfois calamiteux mais aussi brillant et acharné... mais au final victorieux ! L'EVB a fait la course en tête, et c'était vital pour affaiblir le moral local (1/0, puis 2/1, puis 6/2 au tie break). Mais l'EVB a craqué. Deux fois. Les deuxièmes et quatrièmes sets furent atroces avec un condensé de fautes, de mauvais choix, d'apathie collective et de services en coton. Mais l'EVB c'est toujours relevé. Au troisième set, menées de 5 points aprés le deuxième temps mort technique, A.Drzewiczuk et ses collègues ont dressé le mur de l'atlantique pour écoeurer la ligne maginot lorraine à force de blocks gagnants ((7 dans cette manche). Au tie break, aprés une quatrième manche poubelle lors de laquelle le staff avait intelligemment fait souffler ses cadres, en démarrant sur les chapeaux de roue en défense et en retrouvant pour l'occasion une attaque digne de ce nom avec une G.Maricic enfin scoreuse. Alors voilà, Nancy a lutté, proposé des variations intéressantes par rapport au match aller, a agressé la réception évébiste, mais Nancy a péché à l'image d'une Hintemann trop généreuse (13 attaques gagnantes mais 13 horribles fautes directes) et Nancy n'a pas osé à l'image d'un banc inutile sollicité seulement à 4 reprises en plus de deux heures de match!
Et donc, l'histoire se répète : Evreux a gagné et Evreux se présentera encore en finale de play-offs avec le Graal a porté de mains : une deuxième qualification consécutive en coupe d'Europe... en seulement deux années de présence en LAF. Ce serait un exploit immense et inédit. Pour cela il faudra terrasser l'équipe en forme du moment : Béziers. Béziers qui s'est défait du favori Calais en deux matchs (3/0 et 3/2) aprés avoir arraché sa qualification in extremis le 9 avril en triomphant ... d'Evreux !
Rendez vous est donc pris : samedi 30/04 à Béziers, puis samedi 7/05 à 18h30 au gymnase Canada pour le retour et éventuellement le dimanche 8/05 à 17h pour un hypothétique match d'appuis. A ne manquer sous aucun prétexte !
Objet : LAF, match aller de la ½ finale des play-off pour la 5è place
"Facile comme une piste bleue"
Même si l'inconstance est la marque de fabrique de l'EVB version 2010/2011, même si le courage à l'approche de la pente n'est pas la qualité première de ce groupe, les évébistes ont dévalé cette première piste menant à l'Europe avec la facilité qui sied à ce genre d'obstacle.
Bien prendre la pente, trouver les bons appuis, éviter la faute de carre mais surtout se lancer avec confiance vers l'aval sans douter et sans regarder l'amont... les ingrédients d'une descente réussie! Nos volleyeuses, d'abord figées et comme glacées à l'entame de rencontre, ont parfaitement suivi ce plan de marche. Pourtant en face, semant des embuches sur le parcours, il y avait de quoi perturber un skieur du dimanche : Hintemann et ses parpaings, Diouck et son label(le) piste noire ou encore Koolhaas, la fille au froid fondement, qui érigeait un mur au milieu de la piste. Oui mais voilà, même chahuté en réception, cette EVB là qui peut compter sur une équipe soudée et dynamique ne perd pas l'équilibre. Bien à plat sur ses spatules, chaussée d'un coté sur une Ludy Da Silva fabuleuse durant ces deux premières manches (1 contre gagnant et 8 points à l'attaque à 100% pour seulement une faute de service et un ace concédé) et de l'autre sur une Aga Drzewiczuk tout terrain et proprement monstrueuse (4 blocks gagnants lors de ces deux manches et 66% de réussite offensive), l'EVB tient la route.
A la pause vin chaud, l'affaire est dans le sac, au passage à l'intermédiaire l'EVB mène 2 sets à rien 50/34, avec en face une Hintemann qui a déchaussé (1/10 dans le set 2), un contre absent (un famélique block en deux manches) et une F.Diouck renvoyée se réchauffer au chalet.
Au retour du refuge, changement d'atmosphère ! La brise souffle, les randonneuses ébroïciennes sont déboussolées, elles ont chaussé les raquettes à la place des skis de vitesse, et hop : faute de carre et plaque de verglas, badaboum il faut tout reprendre! Une piste bleue qui tout à coup devenait rouge, rouge comme le visage en colère du staff eurois ulcéré par temps de gâchis, certaines croyant même voir cette piste bleue comme un hors piste. Et là ce fut l'avalanche : la glace a cédé sous le poids des déchets jetés n'importe où : Téré notre tahitienne préférée était renvoyée au chaud sur le banc, la perle Da Silva enchainait les bourdes et les approximations, bref plus rien ne fonctionnait. En plus du réveil du service et du block lorrain (5 points dans cette manche), l'EVB lâchait affreusement 13 fautes directes ! Autant dire que les bleues faisaient l'offrande de cette manche aux vandopériennes qui l'emportaient19/25.
Aprés, c'est comme le cheval : quand on chute, il faut remonter de suite ! Du coup, Gaelle Mollinger reprenait la baguette et s'appuyait de nouveau sur ses garants de stabilité : d'un coté les centrales Aga et Marième Diagne qui amenaient 6 points à elles deux et de l'autre une Ludy redevenue elle même et qui scorait 7 points à 75%!Tout schuss dans la descente, ligne d'arrivée en vue, on baisse la tête et on fonce!Nancy ne peut pas suivre, incapable de mettre deux services de suite dans le terrain (7 fautes dans cette manche) et l'EVB franchissait le portillon les bras levés dans un temps canon : 25/20.
Pas de triomphalisme toutefois, on grimpe sur le remonte pente et direction la Lorraine. La neige ne sera plus celle du Canada, les piquets seront plantés différemment et il faudra encore faire preuve d'équilibre : pourquoi pas rajouter à une attaque très convaincante hier à 50% de réussite générale des services dangereux et une sérénité en réception? Ce sera tout l'enjeu de la rencontre retour de samedi. Une piste rouge on vous dit... en espérant ne pas devoir se farcir une piste noire dimanche en cas de match d'appui.
Article paru dans le Paris Normandie. expérience-là a peut-être prévalu - pour l'instant - sur une équipe de Vandoeuvre qui vivait une première historique à ce niveau de compétition.
Pour Evreux, le programme de la soirée se décomposait en deux parties : 1. Limiter le pouvoir de nuisance de Hintemann, l'atout offensif n°1 des Lorraines. 2. Contourner l'obstacle Koolhaas, meilleure contreuse du championnat de France. Le deuxième volet était d'abord parfaitement rempli, l'interminable Hollandaise (1,97 m) se montrant invisible derrière le filet, contrairement à ses alter ego de l'EVB Diagne et Drzewiczuk (4 points pour la seule Polonaise). Même si le duel offensif Hintemann (7 points) - Da Silva (4) tournait à l'avantage de la Lorraine, Evreux, plus complet, creusait facilement l'écart en milieu de manche (de 10-9 à 16-10) avant de conclure sur un contre de Maricic (25-17). Le secteur central était particulièrement performant côté normand, l'entrée de Valérin - annulaire gauche bandé et onze semaines sans match, pourtant ! - s'avérant déterminante. Toujours aussi supérieures au block (Maricic mettant la main à la pâte !), les Normandes infligeaient un 8-2 en fin de deuxième manche, qu'elles remportaient tout aussi facilement sur trois points consécutifs d'une Drzewiczuk toujours aussi omniprésente (25-17). Pendant ce temps-là, on restait sans nouvelles de Koolhaas, alors qu'Hintemann avait lentement décliné. Da Silva et Maricic perce-murailles Les Vandopériennes reprenaient un peu de poil de la bête, aidées par des Ebroïciennes un peu plus approximatives, notamment Da Silva - ce qui ne ressemblait pas trop à la bondissante Brésilienne. Constamment menées, les Normandes ne parvenaient pas à refaire leur retard (19-25). Une erreur qu'elles n'allaient pas reproduire à l'entame de la quatrième manche (5-1). La machine était sur les bons rails, restait à l'acheminer en gare. Beaucoup plus coriaces en réception que leur adversaire, elles résistaient au baroud d'honneur de Hintemann (8 points sur la manche) en s'appuyant sur la puissance de Da Silva et Maricic (excellente hier) en attaque. C'est finalement… Hintemann qui craquait au service, donnant rendez-vous ce week-end en Lorraine, où les Ebroïciennes devront déboulonner au moins une fois (samedi ou dimanche en appui) le VNVB.
« On a maîtrisé nos nerfs »
Manu Fouchet (entraîneur de l'Evreux VB) : « On a été réalistes et on a maîtrisé nos nerfs, c'est ce que je retiens ce soir. Vu le fonctionnement de mon équipe, on ne pouvait pas se croire arrivé, même à 2-0. Mais après un troisième set difficile, on a réussi à reprendre le dessus dans les rapports de force service-réception. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas sorti un bon match, et cela tombe au bon moment. Maintenant, c'est une série, et il reste 50 % du chemin. » Cyril Wozniak (entraîneur de Vandoeuvre-Nancy) : « On n'a pas été du tout à la hauteur. C'est bien simple, on n'avait aucune « récep », on a pris l'eau de toutes parts. Du coup, on a donné à Evreux le bâton pour se faire battre, on n'a jamais pu contourner correctement leur bloc. Cette équipe a été plus complète et agressive que nous. On a pris un coup sur le carafon (sic) mais tout reste jouable. »
ARNAUD RABANY
Article paru dans le Paris Normandie.
en recueillir les dividendes. « L'an dernier, Marième étalait du potentiel, mais seulement ça. Elle n'avait pas une discipline de travail adéquate. Pour progresser, il faut bosser dur… Elle rencontrait des problèmes de compréhension et d'adaptation. » Problèmes sans doute liés à la découverte conjointe du volley et de la culture européens, Diagne ayant été dénichée par le club haut-normand à Chlef (Algérie).
A Evreux jusqu'en 2013
Emmanuel Fouchet n'a jamais eu à regretter de lui avoir accordé une seconde chance, tant la Lionne (elle est membre de la sélection sénégalaise) rugit fort depuis quelques mois. Naguère dans l'ombre d'Aga Drzewiczuk et de Svetlana Dukule, Diagne a profité du départ de cette dernière (à Istres) et des déboires physiques de la nouvelle venue Valérin (lire ci-dessous) pour poser sa masse physique derrière le filet. Avec notamment près de 60 % de réussite en attaque, elle s'approche des chiffres de référence de Dukule la saison dernière, « avec moins d'impact » que la Lettonne, selon Fouchet. Perfectible au service (28 fautes pour seulement 8 aces), elle « doit gommer une certaine indolence dans l'attaque des matches, hausser son niveau d'agressivité », poursuit le technicien ébroïcien, qui compte sur ses centimètres pour s'opposer à l'immense Néerlandaise de Vandoeuvre-Nancy, la toute jeune Nicole Koolhaas (20 ans, 1,97 m). Même si « la stratégie sera plutôt d'empêcher les Nancéiennes de l'utiliser, donc d'être performant en réception-passe ».
Diagne s'annonce donc comme un atout majeur de l'EVB lors des play-offs… et des deux saisons à venir : elle vient en effet de renouveler son contrat jusqu'en 2013. Et Fouchet prévient déjà : « On n'a pas fini de parler d'elle. »
Mission : retrouver l'Europe
Bis repetita : comme la saison passée, la 5e place de Ligue A féminine délivre un ticket pour la Coupe d'Europe, la finale de la Coupe de France ayant opposé deux membres du Top 4 (Cannes et Mulhouse en 2010, Cannes et Le Cannet dimanche dernier). Et bis repetita pour Evreux ? Il y a un an, l'EVB, « seulement » 7e en saison régulière, avait décroché le Graal via des exploits sur les terrains de Calais, 6e, et du Stade Français, 5e. De nouveau 7e pour son deuxième exercice dans l'élite, le club normand se voit proposer la même mission : il faudra passer au moins deux fois sur le corps de Vandoeuvre-Nancy, 6e, à partir de ce soir au « Canada », puis du vainqueur de Béziers (8e) - Calais (5e) en cas de qualification. « Je pense que l'exploit serait encore plus grand, glisse Manu Fouchet, car Calais est au-dessus des trois autres et méritait même la 4e place. De notre côté, nous ne jouons pas ces play-offs dans les meilleures conditions. » Privé de la réceptionneuse-attaquante Hélène Schleck (actuellement en soins à Saint-Raphaël pour une déchirure au mollet), Fouchet récupère à peine sa centrale Tracy Valérin, indisponible depuis le 15 janvier en raison d'une rupture d'un extenseur de l'annulaire gauche. Le coach redoute particulièrement « la dimension physique » et « la bonne dynamique actuelle » (5 v. en 8 matches) d'une équipe de Vandoeuvre avec laquelle Evreux a partagé les victoires et les sets en première phase (1-3 le 16 octobre 2010, 3-1 dans l'Eure le 5 février dernier). « Si on parvient à franchir cet obstacle-là, on aura rempli notre contrat », souligne Manu Fouchet.
Le programme des play-offs pour la 5e place DEMI-FINALES Ce soir (20 h) : Eveux - Vandoeuvre-Nancy, au gymnase du Canada ; Béziers - Calais. Samedi : Vandoeuvre-Nancy - Evreux ; Calais - Béziers. Dimanche (éventuellement) : Vandoeuvre-Nancy - Evreux ; Calais - Béziers. FINALE Samedi 30 avril et samedi 7 mai ; match d'appui éventuel dimanche 8 mai.
Les sportifs d'Evreux invités Le petit monde du sport ébroïcien tout entier est convié à venir soutenir les Ebroïciennes ce soir au Canada. Sur présentation d'une licence, tout membre d'un club de la capitale de l'Eure aura en effet accès libre au gymnase du Canada. Qui devrait du coup afficher complet.
Article paru dans l'Eure Infos. 
Article paru dans l'Eure Infos le mardi 12 avril 2011. 
Article paru dans le Paris Normandie. 
Article paru dans le Paris Normandie.  
Article paru dans le Paris Normandie.  
Objet : LAF, 11ème journée retour
Une fin d'histoire en queue de poisson.
Avril oblige, le match en terre biterroise avait tout d'une mauvaise blague. Aprés avoir arraché la sixième place en dominant Nantes samedi dernier à Evreux, les évébistes souhaitaient ardemment protéger cet avantage durement acquis dans l'optique des demi-finales de play-offs. Les données étaient simples : ramener de l'Héraut au moins le "bonus défensif" pour maintenir à distance Vandoeuvre-Nancy. Malheureusement la victoire face aux nantaises avait laissé des traces : exit H.Schleck dès la fin de première manche du derby de l'ouest, verdict déchirure au mollet de 5 cm sur 1 et saison terminée ; comme d'habitude depuis plus d'un mois M.Diagne avait terminé le match sur un pied faute de rotation. Mais ce n'est pas tout : G.Mollinger malade et Y.Kovtun gênée par une douleur au genou avaient traversé la semaine cahin-caha. Et cerise sur le gâteau, le poisson d'Avril inattendu, A.Rochelle la libéro (seul poste non doublé de l'effectif, avait été économisée toute la semaine pour une gêne aux adducteurs... et déclarait forfait le vendredi à 17h !
C'est donc un effectif peau de chagrin, réduit à 8 éléments, qui prenait la direction du sud !
Et pourtant tout était jouable! Avec G.Mollinger placée en libéro, Kovtun et Maricic titularisées, l'EVB démarrait la rencontre par le bon bout. Des services performants avec 2 aces de L.Da Silva, une belle présence au contre (5 dans la manche) et des centrales efficaces permettaient aux normandes de se détacher et de mener 24/20.
Malheureusement cet écart fondait comme neige au chaud soleil biterrois (+ de 30° hier et une salle transformée en cocotte minute), mais l'EVB empochait la mise, mais perdait peut-être là l'occasion de marquer les esprits.
Après? Après, tout alla de mal en pis. Plus de services, une distribution chancelante et imprécise, des bouts de filets transparents et sans intentions... et un arbitrage honteux qui encourageait les vélléités locales. Résultat avec une P.Soulard rarement vue à pareille fête, un duo Barnak-Andonova trop athlétique pour l'EVB, nos filles buvaient la tasse. 16/25 et 17/25 contre l'EVB, des fautes à la pelle et un jeu qui se liquéfie en eau de boudin.
Heureusement certaines dans cet équipe ont de l'orgueil et des valeurs (attention à ne pas généraliser!), avec en plus de réelles qualités volleyballistiques. Alors les bleues et blanches ont jeté leurs corps en défense, se sont arc-boutées au block et ont trouvé tantôt une M.Diagne en constant progrés (encore 16 points à + de 60% de réussite et 5 blocks) ou les éclairs malheureusement trop rares hiers de la toujours explosive "capitaine Ludy" (16 points pour elle aussi) pour relancer le suspens dans la quatrième manche, naviguant fréquemment entre l'égalité et le moins 2 au planchot. Moins 2, tout le contraire de l'atmosphère dans la salle du "four à chaux" qui porte si bien son nom d'ailleurs. Malheureusement deux vilaines séries en réception de la fratrie Mollinger (et on évitera soigneusement de parler des "présentes-absentes" qui elles ont forcément tort...) noyaient les espoirs de tie break. 25/19 pour Béziers qui arrache ainsi le dernier ticket pour les play-offs.
Ces play-off justement, ultime rendez vous d'une saison déjà riche mais loin d'être achevée , c'est déjà demain : rendez-vous mercredi 20/04 à 20h au gymnase du Canada face à Vandoeuvre-Nancy, avec retour le 23 en Lorraine et appui éventuel le lendemain. Alors, vous en voulez encore? Vous y croyez encore? C'est maintenant ou jamais amis supporters... c'est maintenant ou jamais, mesdames les joueuses aussi. Tout le monde compte sur vous.
Article paru dans le Paris Normandie.  
Article paru dans La Dépêche. 
Article paru dans le Paris Normandie.
Duel pour le maintien
Publié le jeudi 07 avril 2011 à 08H00
 Nous y voilà : la réserve de l'Evreux VB jouera ce dimanche sa survie à Charenton. Un duel pour le maintien contre son concurrent direct et premier relégable.
Un coup d'œil au classement pour bien comprendre. Les Haut-Normandes sont 8es en compagnie du Quesnoy avec 24 points. Dixièmes et relégables pour le moment, les Franciliennes (23 points) ont un match en retard qu'elles disputeront le 24 avril contre les sociétaires de l'Agglo Sud de Rouen, bonnes dernières (1 seul petit point). Les Nordistes du Quesnoy ont encore deux rencontres pour en terminer : Rouen Ouest et Calais. Les Calaisiennes sont désormais certaines d'accéder en N2F, joueront-elles à fond les deux derniers matches ? Mieux vaudrait ne pas tomber ce dimanche à Charenton et attendre le dénouement nordisto-nordiste ! « Nous voulions à tout prix éviter de disputer une rencontre couperet, souligne l'entraîneur Marc Brunnenkant. Raté ! Maintenant, nous n'avons plus choix. Nous avons trois sets à remporter et c'est à Charenton. »
Lors du match aller, avec une équipe au complet et renforcée par l'expérimentée Lioudmilla Kandybina, l'EVB s'était imposé au gymnase Jean-Jaurès en cinq sets : 25-17, 25-22, 10-25, 25-27, 15-12. Une fois encore, l'inconstance des Ebroïciennes avait failli coûter cher. Elles avaient pourtant dominé pendant deux sets avant de disparaître de la circulation pour finalement revenir au jeu dans la fin de la 4e manche et surtout dans le tie-break. « Nous savons que nous aurons affaire à un adversaire qui ne lâchera rien. Nous sommes prévenus. A nous d'avoir faim de victoire. Ce type de match se joue certes sur la technique mais surtout sur le mental, l'envie. Avons-nous envie de nous maintenir en N3F, voici l'unique question qui vaille ? »
Article paru dans le Paris Normandie. 
Article paru dans le Paris Normandie.  
Objet : LAF, 10ème journée retour
Comme un bulletin dans l'urne...
mais pas comme une lettre à la poste ! Rien ne fut simple hier soir au gymnase Canada : dans cette salle encore une fois transformée en étuve par le millier de sympathisants présents , la joute publique fut haletante. Il fallut pas moins de 4 tours pour départager les deux candidats aux play offs que sont l'EVB et Nantes. Comme dans les urnes, le rose des nantaises le disputait au bleu des ébroïciennes, mais parfois les couleurs sont trompeuses.
Premier tour : les débats s'engagent mal pour l'EVB: rapidement mené de 6 points, sans doute embourgeoisé par la couleur de ses maillots, l'EVb est assoupi. rappel à l'ordre du guide spirituel, c'est dans la lutte que l'avenir s'écrira ! message reçu par ses troupes, l'EVb recolle et s'envole, au sondage de 20, c'est + 4 dans les intentions de votes! Et là, patatras, les indécis décident de ne rien faire, la camarade Schleck tombe de la barricade et c'est tout l'édifice évébiste qui s'écroule! 25/23 pour les nantises, les représentantes du grand capital made in Oncle Sam on pris les dividendes comme des voleuses!
Deuxième tour : pas mieux ! Les encartés de l'EVB ont décidé de profiter encore du soleil printanier, les premiers échanges sont poussifs. Et puis enfin, le service ébroïcien met la pression sur le camp nantis, pardon, nantais. Enfin la lutte des classes s'intensifie entre l'arrière garde euroise et la multinationale nantaise et sa tête de gondole Newcombe. Le sud s'invite dans ce débat au moment du G20 : l'Afrique se révolte et Diagne lâche trois plombs. deuxième tour pour le camp de gauche, l'EVB l'emporte!
Un partout la balle au centre ! Les arguments normands ne trouvent pas de répartie en face, le chevelu philosophe atlantique ne sait plus à quel saint se vouer , l'OTAN trouve face à lui un véritable mur de fer avec une solidaire A.Drzewiczuk de Pologne pour fermer toute issue et une paulista descendue de sa favella pour lâcher des raids éclairs en représaille. Troisième tour pour l'EVB ! Les play offs sont assurés!
Mais il faut conclure... et là rien n'est simple. Les ligériennes ont fondé une coalition, Havel et Zapatero s'unissent à Obama, pardon Bonnerova et Garcia rallient Newcombe et Evreux sombre ! 4/12, - 8 aux intentions de vote à mi parcours! Alors l'EVB y va aussi de son jeu d'alliance : G.Mollinger n'est pas dans son assiette? Ce n'est pas un incident nucléaire : on envoie au feu le pompier ukrainien Kovtun ! Téré, représentant l'apport des DOM-TOM, ne parvient pas à conclure, fait rarissime ? On investit les Balkans pour lancer la redoutable... euh, non, finalement oubliez ça, ce n'est pas le bon exemple.
Non, l'EVB lance son internationale, Rochelle lève les deux points aprés un échange compliqué, l'EVB fait front (pour une fois) et alors la ferveur populaire s'empare d'Evreux comme dans un rêve. Ce combat, pacifique, se termine en apothéose : la foule se lève, pousse des Olas et des Vivas pour porter ses idées et ses joueuses. Téré, Ludy et Alex ramassent encore quelques pavés lancés par les récalcitrantes nantaises, mais Gaëlle la girondine envoie sa cadette Julie pour conclure... elle éclate les mains de son adversaire, dernière bravade bienvenue et la salle explose : 28/26, 3 sets à 1, 75% de votes pour l'EVB ! C'est gagné, l'EVB est en play-off et rencontrera Vandoeuvre-Nancy.
Mais avant, il faudra aller lutter à Béziers, refaire campagne, sans Hélène tombée pour la cause et avec des camarades meurtries. Souhaitons que les indécises se réveillent et s'accordent une chance d'arracher ce sixième siège plus confortable qu'un strapontin de 7ème.
|
|