25 minutes plus tard, les Calaisiennes dansent sur le parquet de Néruda pour célébrer leur victoire tandis que les locales restent prostrées et pleines d'incompréhension.
Que s'est-t' il passé ? Une nouvelle version de l'arroseur arrosé ? La cigale et la fourmi ? Le lièvre et la tortue ? La glorieuse incertitude du sport ?
Un peu de tout ça à la fois, malheureusement...l'EVB a toujours mené au score, l'EVB s'est procuré 5 balles de match, l'EVB a commis moins de fautes, posé plus de contres gagnants et marqué plus d'aces... oui mais l'EVB a perdu !
La faute à qui ? A une Laetitia Boscacci qui s'est retrouvée pour les stellistes lors des deux dernières manches (2/7 avant, 12/19 ensuite) bien aidée par Jana Gogolova (5/7 quand le match se joue) bien sur. Mais aussi et surtout à l'indigence du jeu offensif proposé par l'EVB. Orchestré cette fois ci par Leyla Tuifua, les Euroises n'auront offensivement fait illusion q'un set, le premier (14/27 en attaque), pour finir par rendre un bien piteux 42/121 dans le secteur offensif. Evreux a été tellement mauvais dans ce domaine qu'il a attaqué 40 fois de moins que son adversaire.
Ajoutez à cela de nombreuses fautes (même la libéro l'a joué collectif sur ce coup là !), des contre-performances flagrantes (L.Dukule, L.Da Silva, G.Mollinger) et des joueuses aussi transparentes que leurs lignes statistiques... Calais n'avait plus qu'à tendre les bras pour saisir l'offrande et dire merci !
Souhaitons que ceci ne reste qu'une seule et unique contre-performance sans lendemain, que la coupe de France (samedi 30, 20h à Terville) suffise à relancer la machine et que les chaleureux spectateurs spécialistes de la migration ne retiennent que les 2h20 de combat, la remontée fantastique du troisième set ( menées 7/14 avant de triompher 25/23 !) et toutes ses émotions mitigées que les filles d'Evreux nous ont fait vivre pour nous retrouver le samedi 13/02, à 18h au gymnase Canada face à Nancy !





