Un set rondement mené, du boulot de pros !
Les amateurs de musique anglo-saxonne, qu’elle se décline en pop, en blues ou en rock affirment que la clé du succès peut se résumer en trois mots ou trois mouvements. Pour rester dans le thème de la soirée et permettre aux abordeurs amateurs de blues de basculer sans soucis du volley sur le parquet de J.Fourré à l’obscurité bruyante de l’Abordage, les volleyeuses de l’EVB se sont appliquées elles aussi sur les basiques.
Trois mots disions nous ? Guitare, basse et batterie. Service (11 aces) , block (8 contres gagnants) et gestion des fautes (seulement 17) serait la traduction en langage volleyballistique. Trois temps, trois mouvements : une intro, un chorus et un solo pour finir… trois temps comme les trois sets qui furent suffisants aux ébroïciennes pour s’imposer.
Je ne sais pas si l’alligator du sous sol a remporté un franc succès mais en tout cas, les évébistes ont eu droit une fois de plus à un beau succès populaire. 750 fans bruyants et surchauffés, animés de main de maître par le staff (agité et enthousiaste) de la Société Générale -parrain de la soirée- qui garderont un bon souvenir de cette soirée victorieuse. Pas un souvenir impérissable certes, car malheureusement l’ensemble manquait un peu de panache. La faute à la qualité des services lorrains autant qu’à la fébrilité de la réception ébroïcienne. Une fébrilité bien compréhensible compte tenu des événements qui jalonnent actuellement le parcours des joueuses de l’Eure : après les soucis disciplinaires qui ont perturbé le groupe, c’est la poisse qui rattrapait le collectif bleu. Mercredi soir, la libéro E.Sijaric se donnait une entorse de cheville ! Elle décida finalement 30 minutes avant le match de tenir sa place, bien strappée par le kiné J-L Grossin. Et puis jeudi soir, c’était au tour de G.Mollinger, la passeuse locale d’être frappée par le destin : l’immeuble abritant son appartement d’étudiante à Rouen était entièrement détruit par les flammes. On a connu meilleures conditions pour aborder une rencontre.
C’est donc au courage et avec solidarité que les hauts-normandes ont su négocier ce match, deux valeurs fondamentales du sport collectif qu’elles illustrent chaque semaine. Portées par leur capitaine L.Da Silva (aussi impériale en attaque avec 16 points que brouillon derrière) et par la toujours constante A.Drzewiczuk, elles surent profiter du regain de forme de K.Nejezchlebova (10 points) pour pallier au rendement pour une fois moindre de S.Dukule et T.Tere.





