Objet : Coupe de France, huitièmes de finale
Un (tout) petit tour et puis s'en va !
Hier, les évébistes étaient en promenade dans l'Hérault. A peine revenue sous je joug, elles prenaient la route aprés trois jours d'entrainement pour affronter Béziers sur ses terres, l'actuel second du championnat.
Un cadeau empoisonné? Un adversaire hors de portée? Un déplacement mal géré ? Une préparation tronquée? Une contre-priorité dans la deuxième moitié de saison de l'EVB? Autant de fausses excuses qu'il n'est pas question d'avancer pour tenter de justifier la pitoyable prestation réalisée par l'ensemble de l'Eure.
L'heure n'était pas aux réjouissances, compte tenu des visages affichés… avant (!) la rencontre par le squad normand. C'était plutôt soupe à la grimace au menu du soir, un menu lourdement indigeste. L'absence de concentration des normandes, le refus du combat, la passivité dont ont fait preuve les coéquipières de Téré ont jeté le trouble dans les têtes du staff. Comment justifier une telle attitude?
Comment accepter de voir des joueuses professionnelles, des athlètes de haut niveau, galvauder ainsi une rencontre officielle? A cette heure, c'est encore l'effet gueule de bois qui prédomine aprés cet infâme brouet servi par cette triste brigade. Il y a fort à parier que c'est l'effet coup de gueule qui va retentir dès ce soir pour l'avant dernier entrainement avant la réception d'un autre hôte prestigieux, Istres, dès samedi au gymnase du Canada.
Mais bon, parlons du match...de quoi? Du match? Désolé , mais il n'y en eu pas! On peut vous compter par le menu les éléments qui ont précipité cette indigestion de volley ball dont semble souffrir ce collectif repu (repu de quoi? On se le demande!).
Pour commencer, en amuse bouche, on vous propose une première séquence un premier temps mort technique avant lequel Evreux a déjà commis 5 fautes alors que Béziers mène 8/5 ! Terrible. Le ton est donné pour l'entrée : fautes de goûts récurrentes (10 dans la manche), service défaillant (5 échecs pour 1 pauvre ace), attaque indigente (34% malgré une réception très performante encore) et un contre aux abonnés absents (prés de 60% de réussite offensive pour Béziers) ! Même pas digne de la malbouffe!
Le plat de résistance promettait davantage... enfin on le pensait. En face Da Silva ne revenait pas, perclue de douleurs, Schäffer suppléait côté EVB une fantomatique Gonçalves à la pointe et Evreux commençait à servir (un peu) et contrer (parfois). Oui mais voilà, tant sous la baguette de Mollinger que de Neve, l'attaque périclitait (25% de « réussite » dans cette manche) et entrainait la réception avec elle à la poubelle. Ca sentait déjà la garbage time : 21/12 pour les locales et le banc adverse était déjà convié à la fête. 25/20 Béziers. Affreux.
Mais le pire restait à venir... le dessert fut à vomir. Evreux caracole en tête devant une équipe bis de Béziers, sans Da Silva ni Soullard, incapable de réceptionner. +3... et même +5 à mi-set. Et là, encore une panne générale, on parle plutôt de grève dans ces cas là. Pas d'engagement, aucune lucidité le block qui disparaît à nouveau précédé de la défense (mais fut elle présente à un moment dans cette rencontre?) et le piètre spectacle s'achève par des échanges de niveau N2 sur un piteux 21/25.
L'addition, pas de café, le livre d'or pour une autre fois, retour à la niche !
La crise de foi(e) fait mal, les maux de tête aussi surtout venant d'un effectif qui semblait si joyeux, déterminé et soudé quelques jours auparavant. Pas sur que des mots suffisent pour guérir des plaies pareilles...





