Evreux Volley-Ball

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Objet : Challenge Cup 

C'est vers cela qu'il faut tendre...

Nous avons eu la chance de recevoir hier à la salle omnisport une équipe de très haut niveau. Les nombreux spectateurs présents, 1400 environ, ont eu la chance de voir évoluer à Evreux le VK Baki Baku, représentant la capitale de l'Azerbaidjan, porte drapeau d'une nation émergente et, sportivement parlant, une phalange de joueuses appartenant pour certaines au gotha mondial.

Alors oublions un instant les valises de petro-euros, plutôt de petro-manats, ou les CV à rallonge et autres réputations flatteuses mais revenons sur ce qui nous intéresse : le sport. Le VKBB se déplace à Evreux et c'est le cirque Pinder qui s'installe en ville : une délégation de 23 personnes dont 12 joueuses, trois techniciens et deux membres de la faculté. Les autres sont là pour voir du pays, un peu, mais surtout pour gérer l'intendance et l'extrasportif. Autant dire que dès lors les joueuses sont bien encadrées et recentrées sur leur mission première , performer sur le terrain et gagner les matchs. Objectifs ? Gagner la Challenge Cup et le championnat d'Azerbaidjan... même si cette ligue compte en son sein 4 équipes demi-finalistes européennes l'an passé dont le champion du monde des clubs, le Rabita Baku!

Ca c'est pour le coté organisation générale. Dans le rectangle orange, cela se ressent aussi. Quelle impression de puissance, de vitesse, de sérénité et de maitrise ! Le match aller avait laissé une lueur d'espoir pour les joueuses de l'Eure... cet espoir c'est vite éteint par la faute d'une équipe visiteuse qui a considérablement haussé son niveau de jeu hier soir. Les coups de boutoir de Hood ou Carter au service smashé, la pression constante exercée dans ce secteur par l'ensemble de l'équipe rose, en sont les premiers prémices. La vitesse offensive proposée par la passeuse internationale croate Gligorovic, la capacité à transformer toute situation défensive, même délicate, en contre attaque possible furent d'autres faits marquants de cette soirée. Quand tout cela est servi par une équipe qui ne produit que 4 fautes lors de la première manche (dont trois au service) et conclu par des joueuses du calibre de la capitaine Calloni et ses attaques baskets supersoniques (7/13 pour elle), par la sobre et précieuse Cibelle (60% à l'attaque), l'expérimentée Visser (3 contres et 75% à l'attaque) ou l'effrayante Colombo, ex pointue de l'équipe nationale du Brésil (9 points à 80%!!!), alors c'est beau, mais c'est aussi injouable pour une équipe comme la notre!

Ce que l'on ne veut pas revoir...

Une équipe timorée comme celle de l'EVB du début de match. Incapables de mettre le moindre impact au service, refusant d'aller au sol pour défendre les feintes grossières de l'adversaire, visages fermés et défaitistes comme ceux de la meneuse de jeu ou de la tour centrale d'ébène, les locales faisaient peine à voir durant ces deux premières manches!

Certes le combat était inégal, mais encore fallait il accepter de le livrer avant de reconnaître la supériorité des visiteuses. Comment par exemple sortir d'un tel match lors duquel vous deviez expressément agresser votre adversaire au service avec seulement trois petites fautes commises contre 4 faméliques aces? Comment ne pas oser travailler avec ses attaquantes centrales lorsque la vitesse est votre seule arme (avec votre intelligence) à opposer à cette puissance et voir vos centrales recevoir une famélique offrande de 10 ballons en deux manches? Comment enfin se présenter en marchant, petit bras, pour attaquer une montagne telle que ce block azéri et accepter de délivrer une dizaine d'attaques mollasses qui ne dépareilleraient pas en championnat cadette?

Ce que l'on a aimé... et que l'on souhaite revoir...

Une équipe qui n'abandonne pas, même dans la difficulté et trouve les ressources pour réaliser son meilleur score au troisième set. Des joueuses sans complexes qui mordent dans la partie, exultent, hurlent leur rage et scorent à l'image du duo Schäffer-Le Guiader. On a aimé aussi cette belle salle Jean Fourré, honnêtement garnie, mais surtout très enthousiaste et sous le charme de nos joueuses.

C'était un plaisir, même sans le résultat, alors retrouvons nous dès samedi pour partager à nouveau, victoire à la clé cette fois. C'est promis !