L'apprentissage continue.
Cinq journées que cela dure. Cinq journées que le championnat de Ligue A féminine a débuté et que l'EVB reste bredouille. Cinq journée que la faculté embrouille les têtes évébistes en rajoutant toujours une nouvelle embuche sur la voie du succès. Et pourtant ce groupe ne reste pas muet ni aphone quand vient l'heure de la compétition. Bien au contraire.
Comme le nombreux et chaleureux public du gymnase Canada a pu le constater, cette équipe n'est pas abattue. Vous lui proposez de relever le défi de Mulhouse, le multiple vice-champion de France, tombeur de Cannes et à la densité physique impressionnante? Et bien elles s'y collent, avec fierté et ambition.
Alors certes tout ne fut pas parfait, et comment pourrait il en être autrement après une défaite en trois manches, mais en tout cas les joueuses de l'Eure ont lutté les yeux dans les yeux avec les Alsaciennes, les obligeant à utiliser toutes leurs armes, leur notoriété et leur rage pour arracher la victoire. Sans s'apitoyer sur son sort -vilain de sort d'ailleurs qui fait forcément penser à la saison 2010/2011 de Venelles, qui les privait encore une fois pour ce match de T.Valérin et E.Neve, ou encore de C.Dujic puis de M.Diagne dès l'entame de seconde manche sur entorse – l'EVB avance, se construit et progresse.
On pourra regretter cette entame manquée qui a sans doute ôté un peu de confiance aux locales avec une réception chancelante mais surtout un quota de fautes trop important (3 avant le premier temps mort technique puis 4 sur les cinq derniers points postiers). En face, l'ASPTT construisait son succès sur les ailes de T.Bokan efficace à l'attaque (62% dans cette manche). Tout ça pour un faible écart de 4 points au final, inutile de dire que l'EVB s'était employé en défense pour rester au contact et qu'il avait trouvé une E.Schäffer ou une belle rentrée de T.Le Guiader pour scorer.
On soupirera en pensant à cette seconde manche perdue d'un rien après s'être procuré deux balles de set. La star à ce moment là, c'était une Téré de feu qui claquait 7 points à 58%, mais aussi le service-block normand qui punissait 6 fois les joueuses de champions league. Oui mais voilà, l'EVB accumulait les exploits mais aussi les bévues avec 10 fautes commises et une image reste forcément en mémoire : les deux fautes successives d'une M.Adelin trop timide sur cette rencontre qui dilapidait deux balles de set. En face, c'était la débandade offensivement : tour à tour Stoyneva et Koolhaas cédaient leur place, les tours alsaciennes (pas une joueuse à moins d'1m83) compilaient un piteux 29% de réussite mais leurs services pliaient l'affaire avec 4 aces dans cette manche.
Enfin on tentera d'expliquer les variations qui ont marqué la troisième manche. Les fautes directes enfin jugulées à une proportion raisonnable (4), les centrales Schäffer- Sipic rentables 50% mais seulement 10 ballons à elles deux) et une réception décente, on pourrait s'attendre à une performance. Surtout après la belle entame qui voyait l'EVB mener 3/0 sur service Schäffer. Mais voilà, 8 points plus tard c'était 8/3 pour Mulhouse avec les terribles services d'Albu (3 aces pour elle). Puis 14/7... ça sentait mauvais! Oui mais voilà, l'EVB n'abdique pas et revient à 17/18! Alors Mulhouse serre le jeu, impose son block et recherche ses ailières avec succès : 13 points pour le trio Bokan-Barnak-Rybaczewski à 50%.





