Tout n'est pas noir.
Jour funeste : des espoirs envolés, des mérites pas récompensés, résultat dans un sport où l'on ne retient que les vainqueurs, les bleues d'Evreux n'auront pas plus existé que les blancs d'Auckland .
Comme un parallèle avec ceux qui s'échinaient dans l'autre hémisphère, nos joueuses ont crois éla route d'une bande de pénibles elles aussi. Non, pas les Pumas et leur art consommé de la triche, mais leurs compatriotes volleyeuses -qui ont magnifiquement transmis le virus de la contestation permanente à leurs collègues auriverde. Pour rester dans le parallèle rugbystique, si la Géorgie n'est qu'une nation à peine émergente dans l'ovalie, disons qu'elle est balbutiante chez les directeurs de jeu...
Les All Blacks sont champion du monde, bravo à eux. Calais l'a emporté, bravo à Callo!
La superbe (et pénible, j'insiste) Mélissa Callo a encore éclaboussé la partie de toute sa classe. Elle était là où on l'attendait , à savoir partout, mais surtout quasi systématiquement à la conclusion des actions stellistes, recevant 40% des ballons et convertissant la moitié des attaques calaisiennes. 25 points pour elle!
D'ailleurs le concept d'équipe est assez simpliste coté entrée du tunnel : deux ramasse-miettes, un bouche trou, deux ridicules aboyeuses, une joueuse de talent sous exploitée (Hoffmann et son jump explosif)... et Callo. Complexe et novateur... Bon soyons honnêtes, cette équipe impose quand même une sacré pression au service.
Le service justement : voilà un secteur qui a été défillant coté EVB : 9 petits aces pour 8 fautes, mais surtout une qualité moyenne très décevante qui permis à Calais aprés un démarrage poussif de réceptionner le plus souvent avec seulement deux joueuses (!) sans en subir de conséquences fâcheuses. La passeuse adverse a du coup pu voir la vie en rose...
Donc voilà, Calais a gagné, merci Callo... et Evreux est vert de rage. La couleur incertaine des maillots a fait passer les évébistes du bleu azur du ciel qui accueillait les nombreux supporters du Canada (environ 900 personnes) à cette teinte peu rassurante sur l'état de leurs nerfs ou de leur foie!
Car de la foi, les partenaires de G.Mollinger et T.Valérin -clouées sur le banc pour cause de blessure- en ont fait preuve. Aprés les 1h40 de match de mercredi à Nantes pour trois petits sets, il fallu 2h10 pour aller au bout des 4 manches. Epique, comme l'état dans lequel M.Diagne a fini la rencontre. Une Marième encore une fois dominatrice offensivement, et finalement pas assez utilisée.
Dommage que certaines panthères autour d'elle broient actuellement du noir, à l'image d'une inquiétante C.Dujic qui ne voit plus la lumière, complètement au fond du trou et réduite à jouer les utilités, ou encore d'une E.Neve qui a été incapable durant ce match d'orienter le jeu de façon intelligente et encore d'une D.Huebert visiblement en surchauffe dès les premiers échanges, rouge de doute comme son beau maillot de libéro.
Et pourtant tout n'est pas noir ! Le ciel s'obscurcit certes et vire franchement au gris, l'EVB s'éclaire actuellement à la lanterne (rouge) et utilise des bouts de chandelles pour exister, à court de solution intègres physiquement et de leaders, mais Téré est toujours une combattante hors norme (quelles défenses!), M.Adelin est une scoreuse, certes étourdie, et E.Schäffer monte en puissance, quand elle n'est pas oubliée. L'équipe progresse ; s'accroche et se bat.
Alors maintenant, place à la trève internationale : Téré part mercredi rejoindre l'équipe de France et ne reverra Evreux que le 14/11, pendant ce temps nous guetterons les bulletins médicaux et le 19/11 direction Béziers pour la quatrième journée.





