... et deuxième défaite !
L'inquiétude des observateurs et autres coachs en début de saison est de savoir si la mayonnaise va prendre. Pour ça il faut différents ingrédients, de l'huile dans les rouages, et un sacré tour de main ou à défaut un bon vieux fouet!
Cette dernière pratique étant prohibée dans l'encadrement de groupes sportifs féminins, le tour de main tout autant d'ailleurs, l'entraineur se voit donc réduit dans son intervention au rôle de souffleur. Alors, si la pluie et le beau temps ne s'en mêlent pas (s'emmêlent?), il peut espérer que toute son oeuvre prenne du liant, présente une jolie texture et une couleur appétissante... à condition bien sur de ne pas s'être trompé ni dans les ingrédients, ni dans les proportions!
Alors, coté EVB, le cuistot c'est Emmanuel Fouchet : habitué des recettes, il arrive en général à vous faire passer les plats sans trop grimacer. Lorsqu'une erreur s'est produite au marché, il s'arrange pour trouver un produit de substitution, parfois vire le mirliton responsable de la gaffe, mais finalement tout le monde semble content à la fin du repas, celui qui a mangé et celui qui paye.
Mais pour l'instant, pas question pour lui de revêtir une toque ornée d'une étoile ! Jugez plutôt : les couleurs de sa gargote sont habituellement le bleu et blanc. Bleu à domicile, blanc à l'extérieur : et bien pour l'instant les couleurs tournent, virent au vert, comme vert de rage ou le blanc n'affiche aucun éclat. Terne, livide, reflet de la peur qui semble habiter sa brigade.
Deux matchs joués, deux victoires... pour l'adversaire ! Aucun set glané et des fins de manches liquidées à la va vite, version fast food : sans goût, gonflantes et dures à digérer!
Hier encore, la sauce a tourné à l'aigre. Comme si un muscadet bouchonné avait été ajouté en cour de cuisson. Les amuses bouches étaient plutôt séduisants, mais ce n'était que l'entrée. Déjà le service de salle faisait des erreurs, genre fouteau et courchette inversés . Et puis, entre le plat et le dessert, ce fut... le trou normand ! Il paraît que normalement il vous ravigote, là toujours au même moment ce fut tendance l'assommoir, un sale étouffe chrétien servi à Saint Joseph de la Porterie. Le NVF n'avait plus qu'à ramasser les miettes, emporter l'addition en marquant moins de points que le visiteur déçu et déchu. Mais surtout en commettant deux fois moins de fautes, de goût bien sur, 14 contre 31, dans le choix de son menu.
Alors, cette indigestion alimentaire, qui n'a rien à voir avec l'eau des Carpates, c'est grave docteur? Bah non, deux jours de jeun ça n'a jamais tué personne ! Le tout est de poser le bon diagnostic…
Erreur dans la sélection des ingrédients? Surchauffe? Mauvais mode de cuisson? Plan de table peu judicieux?
L'avenir nous le dira : dès samedi soir, on repasse les plats et on remet les pieds sous la table ! Au menu Asado, le barbecue argentin, et Feijoada, le plat traditionnel brésilien, seront servis par nos hôtes calaisiennes et leur armada sud américaine. Aprés la cuisson à l'étouffée façon nantaise, ce sont les épices et les flammes de l'enfer qui sont promises aux évébistes. Alors bon gueuleton ou fatale indigestion?
Dans le pire des cas, on aura droit à une sieste digestive après, jusqu'au 19/11 !





