Evreux Volley-Ball

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Objet : Tournée préparatoire en Slovaquie, suite et fin.

… et un coup de pieds aux fesses comme au revoir !

Nous avions titré vendredi soir « une gifle en guise de bienvenue », et bien la suite vous la connaissez.

4 matchs, 3 défaites ; 6 sets pour et 9 contre. C’est le bilan comptable brut, face à des formations slovaques et autrichiennes pourtant pas réputées comme étant des cadors européens. Néanmoins le bilan mérite d’être équilibré au regard de l’évolution du jeu produit par les évébistes au cours de ce séjour. Certes tout est loin d’être parfait, loin de là et quoi de plus normal pour une équipe qui n’a finalement qu’une semaine de vécu commun, mais il y a matière à construire, surtout si l’on est capable de capitaliser sur les bonnes choses entrevues parfois de ce côté ci de l’Europe.

En cela, le match de samedi soir face au Doprastav Bratislava est révélateur : jeudi, les joueuses de la capitale avaient fessé des normandes inexistantes et perdues sur le terrain. Samedi les slovaques ont réellement sué pour empocher la gagne et pu compter sur un arbitrage honteux, sans doute une marque supplémentaire de l’hospitalité locale. D’ailleurs pour l’anecdote, ce sens de l’accueil si particulier se décline également en autrichien, mais qu’importe, là n’est pas l’essentiel.

Sur quoi construire ? Sur une dimension physique, qui sans être dans une forme physique optimale, impose aux adversaires une pression certaine grâce à un block dissuasif permettant de contenir l’attaque adverse à un faible pourcentage (malgré un service qui reste lui pour l’instant indigent !) : 55 contres gagnants en 4 matchs, pour une moyen de prés de 4 blocks par set. Sur une concurrence qui semble accrue à l’aile : après les promesses de T. Le Guiader, c’est maintenant M.Adelin qui pointe le bout de son nez (certes de façon encore épisodique et non pérenne) au point de menacer C.Dujic en crise de confiance. Sur une progression dans la gestion de la prise de risque et des fautes non provoquées : à l’image du match de ce soir qui vit les françaises corriger le tir après deux sets cahotiques dans ce secteur (19 au cumul) en ne commettant que 5 fois l’irréparable ensuite. On est encore loin de la performance de haut niveau réalisée par Schwechat dans ce domaine cet après-midi néanmoins : 15 fautes dont 10 au service en 4 manches. Ce qu’on appelle de la maitrise, à l’image du duo slovaque Zburova- Hatinova, deux anciennes de feu Melun – La Rochette.

Alors justement, il reste des progrès à faire et c’était prévisible compte tenu du renouvellement important de l’effectif, de sa jeunesse et d’une préparation écourtée et loin des standards habituels de l’EVB. Au service tout d’abord : l’EVB dans ce secteur est actuellement un agneau dans la cour des loups, beaucoup trop tendre et peu agressif. Dans la qualité et la cohérence du jeu offensif, tant de la part des passeuses que de leurs attaquantes : G.Mollinger n’est pas libérée, E.Neve s’ajuste difficilement aux situations moyennes, tandis que certaines des joueuses destinataires de leurs passes confondent force et intelligence.

Enfin, la compétition approche, vendredi 14 c’est l’Open Générali et Le Cannet qui s’annoncent. Souhaitons qu’à cette occasion les ébroïciennes ne reproduiront pas « le syndrome Equipe de France » : être capable de jouer les yeux dans les yeux face à un adversaire réputé supérieur, se créer des opportunités et mener au score… mais ne pas savoir conclure ni maintenir un niveau plancher élevé. Les Bleues de France l’ont vécu douloureusement à l’Euro, les Bleues d’Evreux en ont souffert ces derniers jours sur les bords du Danube ou au pays de Mozart.

Une belle partition, bien orchestrée, pas une symphonie inachevée, pleine d’énergie, de rythme et d’allégresse, c’est ce que le public attend d’elles… vendredi ?