Evreux Volley-Ball

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Objet : 4ème journée retour LAF

Mais qu'est-ce qu'on attend ?

Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu? D'aucuns, sans doute un problème de génération, auraient interpellé en ces termes les pâles évébistes hier soir : come on baby, light my fire ! Désolé mais pour moi ça ne colle pas! Comment invoquer Morrisson devant un spectacle aussi terne et insipide? Les filles du Canada manquaient cruellement de sex-appeal hier soir. Pas de quoi réveiller un mort, la seule raideur qu'elles inspiraient était cadavérique, comme leurs faciès ou l'encéphalogramme plat qui caractérise ceux qui sont passés. Une bande d'ectoplasme qui errait sur le terrain, sans âme, un collectif éclaté et décomposé à l'image -saisissante du premier temps mort du second set quand une (!) remplaçante par s'échauffer, que trois titulaires rentrent tête basse vers le banc, qu'une palabre avec l'arbitre, qu'une autre traine fond de terrain pendant qu'une troisième peste au milieu du court et que le reste des suppléantes reste prostré dans sa zone. Pathétique.
D'un autre côté, comment s'attendre à voir un gang, rebelle et agressif , quand son chef de meute traverse la rencontre comme un fantôme enquillant les erreurs comme d'autres les perles, incapable de réaliser la moindre action positive tous secteurs confondus trois sets durant,compilant les mauvais choix et au final présentant un bilan atroce : 1 point pour 6 fautes et un pitoyable 1 sur 17 à l'attaque, 5% !!! Ohé, ohé, capitaine abandonnée... même en référence muiscale, une telle citation situe l'ampleur des dégats....
Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu? Toujours pour revendiquer cette influence accoustique, je me souviens de chacune de nos virées nocturnes, de ces moments qui me nouaient aux burnes... bien que dépourvues de cet appendice symbole de fierté et d'orgueil, comment comprendre les évébistes en de telles circonstances? Chaque seconde compte, chaque match est important, mais surtout, quel contexte pour s'exprimer ! Evb vs Istres, 7 janvier, plus de 900 fans au Canada ; Evb vs Nantes, mercredi 25 Janvier , plus de 1200 supporters au centre omnisport, et hier soir , le Canada affichait sold out ! Impossible de glisser un spectateur de plus dans l'enceinte, 1100 soutiens ! Une telle arène mérite des gladiateurs ! Pas une bande de touriste en goguette, fatalistes et incapables de combattre, de suivre un plan de bataille. La guerre des gangs, vous l'avez voulue la voilà... et bien non, pas ce soir. Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu, quand une simple allumette craquée aurait suffit à faire s'embraser la foule, incendiant toute volonté adverse ?
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu? Mais qu'est-ce qu'on attend pour ne plus suivre les règles du jeu? L'irrévérence doit être érigée en principe dans le sport : tu ne dois pas accepter les chemins tracés, refuser les hiérarchies prédéfinies pour te faire ta place, grandir et performer. C'est ainsi que l'EVB s'est créé, s'est élevé et a performé ! N'oublie pas Ton Maillot ! N'oublie pas ce qu'il représente, son histoire, la fierté que tu dois ressentir de le porter, n'oublie pas les devoirs qu'il t'impose lorsqu'il est sur tes épaules. Labeur, ambition, rebellion contre l'ordre établi, voilà le chemin à suivre.
Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu? Pour mieux pisser sur la flamme, ce que l'on souhaite tous faire, il faut d'abord allumer l'incendie. A force de courage et d'engagement, on peut faire de grandes choses, certains qui ont encore une conscience s'en souviennent. Mais voilà, sorte de nanties ou de parvenues du sport moderne, nos professionnelles pensent peut être que les choses arrivent sans forcer, tout cuit dans la bouche. Alors au lieu de jouer les pompiers et de tenter d'éteindre les pyromanes adverses, on préfère sympathiser avec l'ennemi, pactiser je n'ose y penser, espérant que la neige, traditionnelle invitée des rencontres face à Béziers éteigne à elle seule les braises. Désolée mesdemoiselles, elle est bien tombée cette nuit, mais son lourd manteau blanc assourdi les plaintes mais ne peut faire taire ma colère !
Nul Temps Mort ne put endiguer l'élan biterrois. Car au fait il y avait un match. Béziers l'a emporté en trois manches (19-8-16).  Ne T'estime pas Magicienne lorsque tu joues à la passe et que l'on te donne un plan de jeu, respecte le au  lieu de compiler les initiatives déplacées, cela pourrait éviter les raclées. Ne Te Mure pas dans le silence lorsque tu as des choses à exprimer au sein de ton crew, lorsqu'il faut recadrer des comportements. N'oublie pas Ta Manchette en chemin, si tu évolues en réception, faute de quoi ton équipe sera en galère, incapable de faire tomber les bombes chez l'adversaire (27% pour Evreux contre 51% pour Béziers). Enfin défend ton territoire, protège ta phalange, ne laisse personne s'imposer chez toi sinon, Nu Tu Marcheras, et démuni tu finiras.
Hier soir, elles m'ont mis la fièvre !
 
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Objet : 3ème journée retour LAF

La rechute !

D'aucuns prétendent que pour dominer Calais la recette est simple et tient à un élément : juguler la capitaine M.Callo. La star argentine depuis trois ans à Calais est la meilleure attaquante du championnat, c'est vrai...mais elle ne constitue pas la seule richesse nordiste, et l'EVB l'a appris hier soir à ses dépends.
Le problème Callo? Quel problème Callo? Aprés deux sets, la pointue pesait 4 points pour trois fautes, avec un piteux 28% de réussite. Donc si l'on suit le raisonnement précédent, Evreux a remporté ces deux manches? Bien au contraire ! Elles sont tombées dans l'escarcelle de la Stella, dont une deuxième en forme de gifle : 26/24 d'abord, puis 25/15!
Mais revenons sur cette première manche, celle qui à posteriori détermina le sort du match. En effet compte tenu de la passivité et du renoncement dont firent preuve les évébistes, la perte à l'arraché du premier set fut suffisante à leur faire rendre les armes. Aprés un départ médiocre, comme dans les trois manches au demeurant, les normandes revenaient dans la partie. Surement pas grâce à une E.Neve fébrile dans tous les sens du terme et déjà rappelée sur le banc... Surement pas grâce à l'apport tant au scoring que dans le jeu des pointues, car la titulaire d'un soir Gonçalves ou la jeune Le Guiader furent transparentes (2 points pour trois fautes cumulées sur la rencontre!), à l'image de la révélation de décembre, Le Guiader, incapable de conclure une attaque sur ses trois dernières tentatives en fin de manche pour le gain du set. Non, l'EVB a simplement scoré 17 points contre 16 à la Stella, dont 7 en service-block, Schäffer faisant le métier malgré ses trop rares ballons offensifs et Dujic signant une entrée fracassante, comme mercredi avec 5 points en un demi set à 100%.
Et donc l'EVB mène 24/22 ! Malgré Abreu, excellente ce soir avec 14 points à 61% et malgré une réception défaillante qui sera le talon d'Achille des visiteuses.
Oui, mais voilà, lorsque vous donnez 10 points sur fautes directes à votre adversaire, vous ne pouvez l'emporter! Surtout si l'une de ces fautes dilapide votre première balle de set au service face à un adversaire alors aux abois! Pitoyable!
Le deuxième set? Quel deuxième set? Le service évébiste avait fait en sorte lors de la première manche que les centrales adverses soient inexploitables. Elles resurgirent dans la seconde : 10 points pour le duo Hoffmann -Dos Santos à 80% ! La faute à une équipe d'Evreux au block transparent et au service insipide. Evreux qui s'est fait marcher dessus, laminé, humilié dans cette manche, concédant déjà son cinquième ace et attaquant mollement à 33% contre 70% en face ! Oui vous avez bien lu, 70% de réussite offensive ! C'est dire la qualité de l'engagement défensif et l'agressivité du block proposées par le groupe évébiste.
Et tout ça sans Callo…
Alors bien sûr, le duo Fouchet-Favresse chercha les mots pour remobiliser les troupes, les solutions pour stabiliser l'équipe et la rendre performante, Diagne transparente au centre étant replacée à la pointe pour suppléer ses catastrophiques collègues. Bien sur l'EVB avait réduit ses offrandes : 10 dans la première manche (réparties équitablement entre 7 joueuses, c'est beau le sens collectif!); 5 dans la seconde puis seulement 3 dont aucune commise dans le jeu pour l'ultime set (même si on peut regretter que ces trois fautes de service furent commises à l'affilée sur les trois premières mises en jeu du set). Bien plus propre néanmoins.
Mais cela ne suffisait pas hier soir face à une belle équipe de Calais, sûr d'elle et de ses forces. Elle reprit donc le jeu là où elle était sensée l'amener : entreprise de démolition au service avec Y.Nizetich en contremaitre (qui plia le set à elle seule avec 3 aces et une pression constante), Abreu en bonne à tout faire bien... et le réveil de Callo ! Alors que les évébistes étaient sur les talons des calaisiennes à 16/18 et y croyaient (vraiment?) encore, Elle fit parler la poudre : 9 de ses 14 points pour une manche à 56%. Décisive! Comme sur son seul block du match, première manche, 25/24 pour Calais, face à Téré...

Voilà, c'est arrivé, l'EVB a rechuté. Mesdemoiselles, quand comptez-vous reprendre le chemin vertueux qui mène à la victoire?
 
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Objet : 2ème journée retour LAF

Là où il y a une volonté, il y a un chemin !

De façon plus pragmatique, quand on veut, on peut ! La maxime ci-dessus est la devise du club de Nantes, issu rappelons-le d'une démarche volontariste de la mairie ligérienne de voir accéder une équipe féminine de volley au haut niveau en faisant fi pour cela de l'identité des clubs existants. Pari réussi grâce aux moyens investis et au travail effectué.
Nantes, la surprise du début de saison, leader aprés quatre journées et alors invaincu... Nantes qui avait grandement profité des largesses d'une équipe évébiste alors dispendieuse et sans âme pour s'imposer à l'aller en trois manches sèches... Nantes qui n'a remporté qu'un succés depuis la mi-décembre aussi! Un Nantes fragilisé, très loin de la sérénité et de l'unité que laisse augurer la devise inscrite sur le fanion justement.
Et Evreux dans tout ça? Evreux reste fragile, capable par la seule volonté de ses joueuses de passer du paradis à l'enfer en claquant des doigts. Evreux reste tendu vers l'objectif du maintien et ces 21 points cruciaux à glaner pour y parvenir. Evreux qui en compte 13 ce jour, remonte à la neuvième place, grâce à cette belle victoire engrangée Salle Omnisports, mais Evreux qui ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas, ne parle pas de play offs et encore moins d'Europe.
Evreux a connu la douleur d'un départ stérile (0 victoires après 5 journées), Evreux a subi la honte d'une défaite humiliante à domicile face à Terville alors bonnet d'âne et vierge de succés. Evreux sait d'où il vient, où il veut aller, comment et quand (rappelez-vous les predictions : « ne nous attendez pas avant décembre! » depuis ce sont 4 victoires pour 3 défaites en LAF, et des défaites fort honorables encore face aux cadors Istres, Cannet et Cannes, jamais fanny).
Quand on veut, vraiment et collectivement, on peut !
Même si tout est loin d'être parfait, même si l'adversaire s'acharne en défense, même s'il vous martyrise au service, quand on veut on peut! Et elles l'on fait.
Alors les ébroïciennes ont mis divers ingrédients pour dominer la capitale de l'Ouest.
Un block parfois infranchissable : 16 contre gagnants au total, dont 7 et 6 lors des manches 1 et 3!
Des rotations venues du banc efficaces et audacieuses : une Tassia Gonçalves encore auteur de petits coups de pattes magiques qui furent décisifs lors des sets 1 et 4, une Gaëlle Mollinger que l'on a plaisir à retrouver à ce niveau et qui suppléa parfaitement E.Neve fort peu inspirée et même en souffrance ; un duo croate Sipic-Dujic qui par son apport au service-block changea le visage du match avec 9 points dans ces secteurs cumulés en deux manches pour les inséparables de l'Adriatique.
Une M.Adelin qui continue de progresser et confirme sa capacité à scorer, 14 points pour elle, record en carrière.
Et puis, et puis... une Téré de niveau international ! 22 points pour la capitaine, record en carrière pour elle aussi, avec sur les manches 1 et 3 un cumul de 14 points à 55%! La capitaine a su montrer la voie, pas un petit chemin mais une belle route, bien dégagée.
Et tout le monde a suivi : ses équipières mais aussi le superbe public de la salle omnisports ! Prés d'un millier de supporters qui ont fini les derniers points du match debout portés (et portants aussi par leurs encouragements leur équipe fétiche) par la liesse de voir leurs favorites s'imposer au terme d'une belle rencontre et de tant d'efforts.
Car la rencontre fut belle, la faute à une équipe de Nantes qui parvint elle aussi à déstabiliser son adversaire, heureusement moins souvent que ne le firent les Normandes. 11 aces amassés par les nantaises ! A l'image des entames des trois premières manches, l'EVB était secoué par les services visiteurs, pour preuve cet invraisemblable 0/6 de la troisième manche marqué par 5 aces consécutifs de la passeuse adverse M.Steux! Par la faute aussi de la puissance et au style atypique de la pointue trinidéenne Billinghy qui scora à 63% lors de la troisième manche.
Il faut être deux pour bien jouer...
Et puis la rencontre fut belle car elle nous a permis de revoir notre ex-joueuse, notre amie Aga Drzewiczuk. Un réel plaisir, cette rencontre et ce match !
 
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Objet : 1ère journée retour LAF

La phalange évébiste à deux doigts du bonheur.

Rassérénées par leur succès à Vandoeuvre et une place de non relégable au terme de la phase aller, les joueuses de l'EVB se déplaçaient hier au Cannet, l'un des cadors du championnat. Les cannetannes avaient dominé sèchement l'EVB lors de l'Open Générali en ouverture de la saison et sont actuellement solidement installées à la quatrième place, et pourtant...
Pourtant l'EVB partait défier les azuréennes avec la conviction de ne pas rentrer bredouille. Avec un six inédit associant aux habituelles Diagne-Tere-Le Guiader les Sipic-Neve et Adelin, l'EVB rentrait timidement dans la partie, manquant de percussion au service et d'engagement défensif. Cela était quand même suffisant pour exister face au Cannet privé de sa capitaine et centrale Buckova et avec une Bursac utilisée à dose homéopathique. Une balance offensive propre (46% d'efficacité sur ce set), un contre conquérant (5 blocks gagnants) et une rentrée déterminante de C.Dujic permettaient d'empocher la manche au bout du suspens 29/27.
Et pourtant... et pourtant la réception évébiste tanguait déjà sérieusement. Déjà sanctionnée de cinq aces lors du premier acte, elle ne cessait d'inquiéter, alternant les relances propres , les aces concédés et les ballons impossibles à construire. Dans ce cas et face à un adversaire de ce calibre, la bonne volonté ne suffit pas. Chutant à 37% en attaque, les visiteuses voyaient leurs adversaires déferler en vagues incontrables : 53 % ! Le Cannet raflait facilement la mise 25/16 avec des fautes ébroïciennes en pagaille (14 en deux manches contre 3 lors du premier set).
Et pourtant la troisième manche filait vers la même issue. Service chancelant comme lors du second, attaque en berne (31%), ESCR maitre de son sujet (6 petites fautes en deux manches dont deux au service), Evreux est dans les cordes. En face ce sont tour à tour les ailières Sustring et Figère qui font parler la poudre et leur dimension physique, tantôt les centrales Orlé et occasionnelement Kulakova qui se régalent sur les ballons rendus généreusement par l'EVB. Et finalement l'EVB s'inclinait, certes 19/25, mais réagissait en fin de manche grace aux coups de pattes de Gonçalves, aux aces de Tere. Des raisons d'y croire?
Et pourtant....aprés un départ laissant les deux équipes très proches, l'ESCR semblait se détacher vers la victoire : 7 points pour les centrales, témoins de la propreté du jeu sudiste. Oui mais voilà, l'EVB est désormais au complet, et « si l'une tombe, une autre viendra la relever». Profitant du pétage de plomb de Sustring (6 fautes dans la manche) mais aussi d'un service/block retrouvé, l'EVB retrouvait des points en attaque. 15/20 néanmoins. Là encore ce sont des coups de patte de Gonçalves et de Dujic relayant la belle activité de Tere et Adelin au block et au service qui relançaient la machine : 26/24 pour Evreux qui finit en trombe sur un différentiel de 11/4!
Et pourtant il fallait un vainqueur... et ce différentiel s'est retourné contre Evreux. Menant 3/1, puis 9/6 ou encore 13/10, l'EVB encaissera un rédhibitoire 7/2 pour s'incliner 15/17 sur deux énormes bourdes! La manchette est peut être un coup gagnant au catch, mais en volley c'est un aveu d'impuissance. Et elle fit défaut cette manchette : deux fautes à cause de ce geste déplacé lors des trois derniers points, deux aces encaissés au plus mauvais moment et une réception sur mode alternatif, les jeunes Orlé et Fédele en feu qui assument en face... le rêve est passé!
Quel bilan tirer de cette rencontre?
Verre à moitié plein ou à moitié vide? L'EVB a obtenu ce qu'il venait chercher à minima : un point au classement. Un point précieux et nécessaire car les concurrents directs que sont Terville et le Hainaut ont aussi scoré (2/3 à Béziers et 3/1 à Nantes).
Le suspens continue...il sera insoutenable jusqu'à fin mars, cloture de la saison régulière. Il sera présent mercredi 25/1 (20h, salle omnisport, face à Nantes) pour un match à fort enjeu : TFOC s'est incliné 2/3 en menant 2/0 et 23/20 il y a quelques semaines face aux Nantaises, et Hainaut les a battues séchement cet aprés midi 25/18, 25/18, 23/25, 25/19! Chaud devant !
PS: souhaitons au groupe et au staff cannetan de bien se reposer... eux qui affichaient dans la presse et sur leur site la certitude d'une victoire aisée et expéditive pour ne pas se fatiguer!
 
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Objet : 11ème journée aller LAF 

Au milieu du gué, 

l'EVB a ce jour les pieds au sec ! A mi-parcours et après 11 journées de compétition, le club phare du département est parvenu à se hisser à la dixième place du championnat, synonyme de nouveau ticket.

Mais nous ne sommes qu'à mi-chemin... et il faudra encore batailler onze journées, dans cette compétition indécise qu'est la LAF version 2011/2012, pour finir de franchir ce tumultueux torrent et garder les pieds bien au sec sur la rive 2012/2013.

Fluctuat nec mergitur, la devise de la ville de Paris pourrait être la maxime du radeau ébroïcien pour cette saison. Malgré les tempêtes, les coups de tabac et autre lames de fond, l'EVB surnage, sans chavirer, au contraire de son hôte lorrain pour qui cette défaite (la onzième consécutive) est synonyme d'embarquement pour une croisière Costa, naufrage compris, direction DEF.

Ce n'est pas le typhus, mal des marins, qui accablait cette fois l'équipage EVB, mais sa vigie de proue, la libéro D.Huebert avait le mal de mer, fièvreuse, vomissant tripes et boyaux, elle passa l'avant match dans un lit en guettant une éclaircie! Tout simplement héroique pour sa troisième prestation accomplie consécutive.  C.Dujic quant à elle tournait de l'oeil au terme de la seconde régate, ne se rééchauffait pas à la pause,  prise de vertiges et en manque de carburant ! Volontaire, énergique mais passablement indisciplinée et dispendieuse, sans doute fébrile... Pas fraîches les troupes de l'amiral Fouchet ! Mais ces maux étaient moins spectaculaires que ceux qui eurent raison du premier arbitre S.Juan : celui ci, pris d'un malaise vagal, s'est littéralement effondré sur son podium dès le second temps mort technique du premier set, laissant la barre à son second, P.Galant .

Contre vents et marées donc, l'EVB s'est imposé une fois de plus en Lorraine, dans un palais des sports et des nations qui lui réussit décidément bien et ou le club a écrit quelques unes des plus belles pages de son histoire.

Ce vent qui souffla si fort lors des première et quatrième manches : vent portant, les évébistes servaient avec rigueur et agressivité, les passeuses (Neve au début puis Mollinger) trouvaient les artilleuses efficaces (Dujic et Tere au début, Diagne au troisième) et le VNVB sous-toilé ne pouvait pas suivre l'allure! Même punition dans ces deux manches à sens unique : 25/15 pour les normandes.

Mais dans une régate, il faut aussi savoir louvoyer et naviguer au pré... et à ce jeu là, l'EVB est encore inconstant. Par vent contraire et courants défavorables, le coeur du match pouvait laisser croire à un changement de cap et à une possible victoire vandopérienne. Les centrales lorraines cumulaient les blocks, bien aidées par des poissons pilotes-passeuses ébroïciennes déboussolées et des attaquantes qui se fracassaient sur les récifs plutôt que de les éviter intelligemment (un affreux 20% « d'efficacité » dans la troisième manche) pendant qu'en face une ex-évébiste enfilait le costume de flibustier et montait à l'abordage. Julie Mollinger en l'occurence réalisait une prestation offensive de belle tenue, scorant notamment 13 de ses 21 points lors de ces deux manches. Alors l'EVB s'en sortit au forceps lors de la seconde manche (26/24 aprés avoir mené 22/18) mais s'inclinait piteusement lors de la troisième 21/25, deux sets marqués néanmoins par des rallyes spectaculaires ponctués de défenses héroïques de part et d'autre.

Mais voilà, l'essentiel est fait, c'est bien l'équipage EVB qui a coupé la ligne en premier. Victoire, la troisième de la saison et à trois points s'il vous plait. VNVB descend aux oubliettes, EVB surnage et remonte dans la course. Au bénéfice des victoires et malgré une égalité de points et un quotient de sets inférieur, Evreux devance Terville et revient à 1 point du Hainaut. Ces deux esquifs, promus cette année, vont bon train et seront les concurrents directs des partenaires de Téré dans la lutte pour le maintien. La guerre maritime est déclarée. Terville a tiré les premières bordées mais s'essouffle dans la durée (menant 2/0 face à Nantes puis Calais lors des deux dernières semaines, les tervillos ont été défaites à chaque fois), Hainaut recrute des mercenaires argentins ou serbes pour faire le coup de feu et inquiète tous les cadors comme le Cannet.

A Evreux d'en faire de même... et même mieux, dès samedi ! Le maintien est à ce prix...

L'EVB au sec sur l'autre rive, c'est un peu le paradis !
 
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Objet : Ligue AF , 10ème journée

La vie est un éternel recommencement !

3 mois que la compétition a commencé. 13 matchs officiels de disputés. Quelques centaines d'entrainements effectués... et nous voilà revenu au même point !

Pour cette huitième défaite de la saison en LAF, les évébistes ont reproduit un schéma déjà largement éprouvé. Un schéma perdant, pour un petit point seulement ! Rageant non? Un petit point, c'est bien ce qui sépare Istres ce soir d'Evreux... en ce qui concerne les points marqués : 67 à 66 ! Mais la réalité du tableau d'affichage elle est bien plus sévère. 3 points au classement pour les Istréennes, 0 pour les Ebroïciennes. 3 sets gagnés coté provençal, 1 seul pour les normandes. Et oui, au final, le différentiel est bien plus grand : c'est bien 97 à 83 qu'il faut lire.

La faute à quoi ? La faute aux 30 fautes directes non provoquées commises par les partenaires de M.Diagne et T.Gonçalves de Oliveira, particulièrement en verve dans ce secteur puisqu'à elles deux elles ont offert quasiment un set à l'adversaire!

La faute à qui? Au jeu maitrisé et tout en contrôle des visiteuses. Trois fautes seulement commises lors de la deuxième manche (le tournant du match sans doute) qu'elles emportent à l'arrache 25/22 en ne fautant qu'au service, un moindre mal. Deux fautes seulement lors de la manche décisive (pas une seule mise en jeu manquée dans ce set). La marque du haut niveau! La recette est simple, en plus du travail à l'entrainement : pas de quartier ! Que tu t'appelles Zdovc ou Mykyskova ou encore Vasin, tu commets deux fautes, tu sors !

La faute aussi aux certitudes adverses. Un sept majeur bien défini, des rotations aux missions précises... normal me direz vous, on va quand même aborder les matchs retours dans une grosse semaine! Une sérénité qui tranche avec l'éternelle recherche d'équilibre et de complémentarité qui caractérise le jeu chaotique de l'EVB : trois joueuses ont évolué en pointe coté EVB ce soir quand en face Mykyskova frôlait la perfection dans les opus 1 et 4 avec 12 points sur ces deux séquences avec un coquet 66% d'efficacité. Décisive. Décisive comme sa collègue Basic. Alors que coté locales trois joueuses se succédaient sur ce même poste durant la rencontre, elle cumulait 15 points avec un impact énorme au block : 7 sanctions directes pour les attaquantes adverses; Décisive.

Alors oui, les évébistes ont relevé la tête aprés l'humiliation ramenée de Béziers. Alors oui, elles durent une fois de plus faire sans leur capitaine Téré, inapte pour raisons médicales depuis la veille. Oui, les Brésiliennes de l'EVB ont scoré (12 points pour Schäffer à 55%) et 17 points dont 4 contres pour Tassia.

Mais une fois de plus cela ne fut pas suffisant. Pas plus que la belle prestation (la deuxième de suite, il est bon de le noter) de la libéro D.Huebert. Et pourtant ce sont environ 900 fans qui ont poussé l'équipe toute la soirée en espérant prolonger le plaisir, disputer un tie break, espérer encore et au minima glaner à cette occasion un précieux « bonus défensif ».

Alors ce n'est que partie remise... à condition que les joueuses, toutes les joueuses, se sentent pleinement concernées par les enjeux du club autour de ce maintien en LAF. A condition qu'elles réalisent une bonne semaine d'entrainement, studieuse et volontaire pour préparer au mieux le match décisif (encore un, il faudra s'y habituer) de samedi à Nancy.

Et là, pas de blabla, pas d'échappatoire : c'est une victoire sinon rien, et même les trois points faute de quoi....

Do or die comme disent les anglophones!

L'EVB est encore vivant, il lutte encore, alors choisissons la vie, vie comme victoire!

 
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Objet : Coupe de France, huitièmes de finale 

Un (tout) petit tour et puis s'en va !

Hier, les évébistes étaient en promenade dans l'Hérault. A peine revenue sous je joug, elles prenaient la route aprés trois jours d'entrainement pour affronter Béziers sur ses terres, l'actuel second du championnat.

Un cadeau empoisonné? Un adversaire hors de portée? Un déplacement mal géré ? Une préparation tronquée? Une contre-priorité dans la deuxième moitié de saison de l'EVB? Autant de fausses excuses qu'il n'est pas question d'avancer pour tenter de justifier la pitoyable prestation réalisée par l'ensemble de l'Eure.

L'heure n'était pas aux réjouissances, compte tenu des visages affichés… avant (!) la rencontre par le squad normand. C'était plutôt soupe à la grimace au menu du soir, un menu lourdement indigeste. L'absence de concentration des normandes, le refus du combat, la passivité dont ont fait preuve les coéquipières de Téré ont jeté le trouble dans les têtes du staff. Comment justifier une telle attitude?

Comment accepter de voir des joueuses professionnelles, des athlètes de haut niveau, galvauder ainsi une rencontre officielle? A cette heure, c'est encore l'effet gueule de bois qui prédomine aprés cet infâme brouet servi par cette triste brigade. Il y a fort à parier que c'est l'effet coup de gueule qui va retentir dès ce soir pour l'avant dernier entrainement avant la réception d'un autre hôte prestigieux, Istres, dès samedi au gymnase du Canada.

Mais bon, parlons du match...de quoi? Du match? Désolé , mais il n'y en eu pas! On peut vous compter par le menu les éléments qui ont précipité cette indigestion de volley ball dont semble souffrir ce collectif repu (repu de quoi? On se le demande!).

Pour commencer, en amuse bouche, on vous propose une première séquence un premier temps mort technique avant lequel Evreux a déjà commis 5 fautes alors que Béziers mène 8/5 ! Terrible. Le ton est donné pour l'entrée : fautes de goûts récurrentes (10 dans la manche), service défaillant (5 échecs pour 1 pauvre ace), attaque indigente (34% malgré une réception très performante encore) et un contre aux abonnés absents (prés de 60% de réussite offensive pour Béziers) ! Même pas digne de la malbouffe!

Le plat de résistance promettait davantage... enfin on le pensait. En face Da Silva ne revenait pas, perclue de douleurs, Schäffer suppléait côté EVB une fantomatique Gonçalves à la pointe et Evreux commençait à servir (un peu) et contrer (parfois). Oui mais voilà, tant sous la baguette de Mollinger que de Neve, l'attaque périclitait (25% de « réussite » dans cette manche) et entrainait la réception avec elle à la poubelle. Ca sentait déjà la garbage time : 21/12 pour les locales et le banc adverse était déjà convié à la fête. 25/20 Béziers. Affreux.

Mais le pire restait à venir... le dessert fut à vomir. Evreux caracole en tête devant une équipe bis de Béziers, sans Da Silva ni Soullard, incapable de réceptionner. +3... et même +5 à mi-set. Et là, encore une panne générale, on parle plutôt de grève dans ces cas là. Pas d'engagement, aucune lucidité le block qui disparaît à nouveau précédé de la défense (mais fut elle présente à un moment dans cette rencontre?) et le piètre spectacle s'achève par des échanges de niveau N2 sur un piteux 21/25.

L'addition, pas de café, le livre d'or pour une autre fois, retour à la niche !

La crise de foi(e) fait mal, les maux de tête aussi surtout venant d'un effectif qui semblait si joyeux, déterminé et soudé quelques jours auparavant. Pas sur que des mots suffisent pour guérir des plaies pareilles...

Mesdemoiselles vous avez fauté ! Et gravement ! Une question nous brule les lèvres : comment en êtes vous arrivées là, mais surtout comment comptez vous rattraper cette bavure et tenter de vous faire pardonner?
 
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