Evreux Volley-Ball

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Objet : Nationale 3

La belle jeunesse !

Leurs ainées en ont fini depuis une semaine mais les réservistes de l'EVB terminaient hier après-midi dans l'historique gymnase Jean Jaurès leurs devoirs de vacances.

Réserve, un mot plein de sens à l'EVB en ce qui concerne cette équipe 2 qui évolue dans le championnat de nationale 3. Il est en effet remarquable de noter que 6 des joueuses qui constituent cet effectif ont foulé les parquets de LAF cette année, pas anodin lorsque l'on sait qu'elles sont  âgées de 15 à 20 ans ! Réserve d'énergie et de solutions pour le staff de l'équipe première, tant à l'entrainement au quotidien qu'en compétition et c'est finalement bien la moindre des choses pour cette équipe qui sert de support au centre de formation du club. Réserve ou encore trait d'union , dans ce berceau du club qu'est le gymnase Jaurès, puisque l'effectif juvénile compte quand même dans son sein trois mamans en la personne de « Titine » Rasolojaona , J.Toutouz (qui a du abandonner ses équipières pour devenir réellement maman dans quelques mois...)et de C.Allaire (toujours jeune bien qu'elle ait fêté hier son t........ anniversaire). Trait d'union disais je car outre ces gardiens du temple, ce sont aussi des joueuses formées au club et pas seulement celles issues du centre de formation qui composent cet effectif, mais nous y reviendrons plus tard.

Dernier match et dernière victoire donc. 3 sets à 0 face à Maisons Alfort. La quatorzième de la saison en 18 rencontres, un bilan très flatteur  . ce bilan de 14/4 attribue donc la deuxième place de la poule N3FE à notre jeune et belle équipe, à deux petits points du leader Vésinet- Saint Germain qui accède automatiquement à la Nationale 2. Et Evreux me direz-vous? Et bien fort de cette balance positive de 14/4, de 45 sets gagnés pour 16 encaissés et de 1445 points marqués contre 1199 subis, l'EVB est le troisième meilleur second toutes poules confondues... alors l'avenir nous dira...

Deuxième place !

Mais quelle belle saison, surtout si l'on regarde quelques 7 mois en arrière. L'entame a en effet été délicate puisque Evreux a perdu 3 de ses 4 premiers matchs, certes face à des adversaires de haut rang : Asnières (3ème), Villers Cotterêt (4ème) et Vésinet – Saint Germain (1er). Le leader qui sera d'ailleurs le seul à faire chuter l'EVB entre la cinquième et la dix-huitième journée. Magnifique parcours, sans réelle contre-performance.

Regrettons-nous ces défaites initiales? Pas vraiment dans la mesure ou ce groupe jeune et grandement renouvelé à l'intersaison devait à la fois s'adapter au niveau requis mais aussi se forger une identité d'équipe et trouver une cohésion sportive. Outre les deux joueuses cadres évoquées ci dessus , il fallait donc aux jeunes joueuses formées au club (C. Le Her, C.Larrue, M.Bocquet et L.Olinga) apprendre à jouer avec leurs nouvelles partenaires issues du CFC (J.Da Silva, S.Nehoune, G.Manmieu, R.Camara et M.Bance) et hausser leur niveau à force d'entrainements sous la houlette du duo G.Favresse – M.Brunnenkant.

Léandra Olinga, un avenir en bleu-blanc-rouge?

Travail et progression individuelle et collective, telles sont les recettes de ce succés, succés qui a failli être renforcé par une participation aux phases finales juniors que nous organiserons du 9 au 11 mai et dont les filles ont été exclues lors de l'avant dernier tour qualificatif. Outre la participation active de 6 de ces demoiselles aux joutes de LAF, le meilleur éclairage possible pour mettre en valeur cette évolution réside sans aucun doute dans le parcours de L.Olinga. Cadette première année de 1m83 (née en 1997, 15 ans), Léandra a tout connu au sein de son club de toujours, l'Evreux Volley Ball. Repérée lors d'une des nombreuses animations menées dans les écoles de l'agglomération ébroïcienne par nos éducateurs L.Kandybina et M.Brunnenkant, Léandra est ensuite passée par le collège J.Jaurès et son option volleyball tout en portant le maillot évébiste dans les catégories de jeunes. A l'orée de ses 13 ans elle commençait timidement à s'entrainer avec l'équipe réserve (trop jeune pour pouvoir y accéder en compétition). Puis lors de la saison 2011/2012 , tout s'accélère avec une entrée au pôle espoir de Sablé sur Sarthe aprés un stage de détection nationale, les premiers contres posés en nationale 3 et des entrainements lors des vacances scolaires avec l 'équipe professionnelle. 2012/2013 marquera alors un nouveau virage : membre à part entière du six majeur de nationale 3, Léandra participera à son premier match au niveau professionnel lors de la coupe de France sénior face au Hainaut. Début Avril, sous le maillot du pôle de Sablé, elle remportera la compétition interpôle et sera désignée meilleure centrale de la compétition, rien de moins.

Sensible à son potentiel et à ses performances dans ses différentes équipes, le staff de l'équipe de France junior composé de J.Beraud, G.Ledraoulec et P.Bonhomme l'a alors convoquée pour les tests d'entrée au prestigieux IFVB , basé à Toulouse et centre d'entrainement permanent de l'équipe de France junior évoluant toute l'année en championnat DEF (la pro B du volley féminin français). En attente de naturalisation car née au Cameroun, Léandra intègrera donc fin août ce centre d'entrainement d'élite et portera dans la foulée la tunique tricolore dès que sa situation administrative sera réglée.

Quel parcours ! A l'image de son équipe cette saison, travail et progression ont payé. Les valeurs de l'EVB sont donc bien réelles, bien représentées par ces jeunes filles et garantissent au club un avenir radieux.

Bravo à toutes.
 
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Objet : LAF, play offs 

Clap de fin !

EVB, LAF, saison 4, c'est fini. Après le 25ème épisode, la série à suspens a délivré son verdict. Louanges aux vainqueurs et malheur aux vaincues, tel aurait pu être le titre de cette saga qui malheureusement comme souvent pour les covers a manqué de saveur et nous a surtout livré un épilogue décevant avec une issue finalement connue de tous bien avant le générique final.

Epilogue disais-je, finalement cette dernière rencontre avait tout d'un pilote pour lancer la saison, on même d'un résumé en à peine 1h30 des tourments qui agitèrent le cinecitta du volley-ball eurois. Oubliez « amour, gloire et beauté », hier en Provence du coté visiteur du filet, on nous a plutôt servi un pâle remake de cette pourtant tristement célèbre soap nommé « cagades, renoncement et inefficacité ».

Louanges aux vainqueurs disions-nous ? Alors sans rentrer dans le jeu (le JE?) des comparaisons qui font mal, soulignons que la troupe du metteur en scène Hyppolite a logiquement mérité sa victoire d'un soir, d'une série et d'une saison. Un scénario bien élaboré, une atmosphère sonore à la hauteur avec un public bruyant, chauvin et chambreur à bon escient, des têtes d'affiches qui assument avec caractère leurs rôles et des seconds couteaux qui ne rechignent pas à la tâche sans se prendre pour ce qu'elles ne sont pas. Tapis rouge et statuettes en métal sont promis à cette production dans deux semaines si elle ne surjoue pas et ne fait pas d'effets de manchette inutiles, et direction les festivals européens. Bravo mesdames et messieurs, rendez-vous la saison prochaine.

EVB, LAF, saison 4 vous a déçu? Nous aussi, alors vive EVB, LAF, saison 5... et c'est déjà pas si mal au regard d'erreurs de casting avérées qui ont plombé la réalisation évébiste. Ce dernier épisode comme un résumé de la saison? Et oui, d'avis extérieurs, l'EVB jouait les yeux dans les yeux avec Venelles par la grâce de la volonté de certains membres de son escouade, mais lorsque approchait l'heure de la générale et que brillaient les projecteurs dans la dernier tiers de la séquence, le vernis tombait inexorablement, les masques tombaient et qui d'une mauvaise tirade, d'une glissade malvenue ou d'une réplique inopportune ou pire du redouté trou de mémoire faisait péricliter tout l'ensemble. On aurait pu décerner hier soir les nanards d'or, le marcel de bronze, le casper de l'année ou le joker de la décennie, mais non restons en là et passons à autre chose.

Retenons plutôt les bonnes choses, les grands moments d'émotion, d'action et de partage que certaines de nos actrices les plus fidèles et les plus investies dans leurs rôles nous ont offert hier encore.

L'Afrique s'éveille et M.Diagne est de celles qui se lèvent tôt : son entame de match fut tout simplement magnifique avec deux aces pour lancer la rencontre et une qualité de service qui mit immédiatement les aixoises au supplice, 1 contre quasi animal sur la star brésilienne locale et 7 points (sur 8 dans le match malheureusement...) pour cette seule manche sans la moindre faute!

Les ex-colonies ont souvent sauvé la France... mais hier la marche était trop haute pour notre jeune calédonienne G.Manmieu. Déboussolée et fébrile, elle scora néanmoins à 50% en attaque et devrait avec plus de concentration et de constance postuler pour un award de meilleur espoir féminin.

Et puis bien sûr, si vous aimez les mélos, il faut noter les prestations remarquables d'intensité et de courage de nos « petites soeurs de la côte... adriatique ». Meurtries dans leurs chairs, c'est leur cœur qu'elles ont mis sur le terrain hier pour défendre une fois encore (la dernière?) ce maillot qu'elles ont appris à aimer. Juste magnifiques ! Et croyez-moi, les larmes qui embuaient leurs beaux regards ne devaient rien à un quelconque artifice, qu'ils s'agisse d'oignon ou de crocodile, elles étaient seulement le reflet de leur (belle) âme. Alors oui, même sans la victoire, bravo à vous C.Dujic et L.Sipic, ce n'est qu'une désuète récompense mais sachez que votre place est réservée dans notre panthéon et que votre étoile brillera sur notre boulevard à nous autres amoureux du volley et de notre club de l'EVB.

Et puis souhaitons qu'un jour cette étoile éclaire même rétrospectivement les âmes sombres qui tentaient vainement de partager l'affiche avec vous et à qui les fameux trophées sanctionnant un bide ne seront même pas décernés.

Voilà, les artistes saluent la foule- elles n'auront pas su mériter de le faire dans leur salle- et le rideau tombe. Clap de fin... souhaitons que les majors accordent à la production les moyens de travailler l'an prochain; que le casting soit bien réalisé et sans erreur; que les actrices jouent avec cœur, flamme et passion (qui est en nous comme le dit le slogan); que le public reste fidèle au label EVB et que d'autres « characters » ne se liquéfient pas ou ne deviennent transparent sous les spots...
 
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Objet : LAF, play offs 

Il va falloir remettre ça !

... et en mieux... et deux fois de suite !

C'est bien là toute la difficulté de la tâche qui attend les évébistes le week end prochain à Venelles. Pour poursuivre leur route dans ces play offs et espérer encore à la conquête du ticket européen promis au vainqueur, l'EVB devra arracher le retour (samedi 13/04 à 20h) puis la belle (dimanche 14/04 à 17h).

L'arracher, c'est bien le mot. Il faudra arracher des mains des aixoises, maintenant plus que jamais en position de force, cette qualification car si vous aviez encore des doutes, elles ont démontré hier soir une fois de plus leur combativité et ce refus permanent de la défaite. Une marque de fabrique qui contraste malheureusement une fois de plus avec le fatalisme, le désenchantement ou pire encore qui caractérise l'ensemble ébroïcien.

Avant le match , les deux coachs avaient souligné dans la presse locale que le mental serait un déterminant essentiel du résultat, mais aussi malheureusement que ceux ci ne pourraient maitriser certains facteurs inhérents à cette période concernant le degré d'implication des joueuses parfois préoccupées plus par le futur lointain que par l'avenir proche à savoir le terrain. A croire que ces messieurs connaissent leur métier car leurs prédictions se sont avérées exactes.... et au final, c'est Venelles qui gagne!

Le combat fur rude, le combat fut long, le combat fut beau, mais l'épilogue fut douloureux pour les locales.

Pourtant, beaucoup des ingrédients mis dans ce match par les normandes étaient savoureux. Sachant que l'EVB scora 10 points de plus que les visiteuses sur la rencontre, que celui ci domina outrageusement les débats durant les deux premières manches (emportées 25/17 puis 25/15, net et sans bavure), sachant que les deux dernières manches tombèrent dans l'escarcelle provençale par la plus petite des marges, sachant encore qu'Evreux mena longtemps dans le tie break (jusqu'à 12/9), tout semblait réuni... mais au final c'est Venelles qui gagne!

Johnson eu beau scorer 21 points à 50%, Diagne l'accompagner avec 14 points au même taux de réussite, l'EVB eu beau asséner 20 contres gagnants à son adversaire et T.Burmazovic réussir son meilleur match en réception de la saison, rien n'y fait... au final c'est Venelles qui gagne!

Pourtant en face, la pointue Da Silva avait été rayée de la carte aprés deux sets piteux (0 points , 0/9 à l'attaque et 3 fautes) imitée par une Crousillat atone (1/7, 14%), l'attaque aixoise compilait un affreux 15/52 (28%) au retour au vestiaire... mais à la fin c'est Venelles qui gagne!

Pourquoi? Parce que ces demoiselles ont des valeurs humaines et collectives et une vraie flamme pour ce jeu qu'elles expriment à chaque point gagné avec râge et malice dans le partage. Parce que Evreux ne sait pas, malgré l'âge (j'aurais aimé écrire la maturité) de ses cadres rester constant dans un effort, agressif au service, discipliné et respectueux des consignes. Peut être aussi parce que Evreux manque de ces fameuses valeurs évoquées ci dessus ou pire encore de cette flamme qui anime chaque sportif. « La passion est en nous ! »...mais à la fin, c'est Venelles qui gagne!

Alors voilà, c'est l'histoire d'un match qui vous tend les bras. Le match, vous le prenez dans le bon sens, vous servez durement et verrouillez le filet au contre, alors vous gagnez les deux premières manches. Oui mais voilà, aprés les citrons vous arrêtez de servir où et comme il faut. Et même votre attaque commence à faiblir, la faute aussi à une réception jusqu'alors superbe et qui commence à flotter. Et puis aprés quatre sets joués, vous cherchez toujours où est passée la numéro 14 de votre équipe! Oui, vous savez, la troisième meilleure marqueuse du championnat, surnommée par certains « l'assassin silencieux »... cette même joueuse (?) qui erre sans âme ni volonté sur le terrain faisant epu de cas des injonctions de son staff ou des encouragements de ses coéquipières... des fois on parle de contre performances, là on est bien obligé de parler de contre productivité ou de démission!

Et puis c'est toujours l'histoire d'un match qui reste à portée de votre main... quand arrive le tie break... mais au final, c'est Venelles qui gagne! Ou Evreux qui régale : 9 fautes directes dans cette manche qui se gagne en 15 points! Ingérable, incontrôlable, impardonnable !

Alors que dire? Et bien qu'Evreux a livré une rude et belle bataille, mais qu'il s'est surtout tiré une balle dans le pied ! Alors il reste à remettre le cran de sureté, régler la hausse pour canarder le camp adverse plutôt que les bâches ou ses propres troupes, et puis en avant Guingamp! Pardon en avant à Aix, Rome vaut bien une messe et Evreux deux matchs!
 
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Objet : LAF, saison régulière

Bilan… intermédiaire!

Et c'est ça qui est bon ! A l'issue des 22 journées de saison régulière, l'EVB se classe au septième rang de cette version 2012/2013 de LAF complètement folle (à 3 points seulement du top 4) avec un bilan de 9 victoires et 13 défaites. Rappelons qu'à la trêve de Noël ce bilan était positif avec un ratio 6v /5d.

Quels sont les ingrédients, les performances, les secteurs clés, les joueuses qui ont permis de se situer pour la quatrième année consécutive dans les privilégiés qualifiés pour les play-offs? Qu'est ce qui a moins bien fonctionné?

Pour répondre à ce questions, nous allons nous appuyer sur des données objectives : des chiffres, en compilant les statistiques affichées par la LNV sur son site et celles (sures car validées après relecture vidéo) réalisées par le staff du club.

Collectivement tout d'abord, car par essence le volley-ball est LE sport collectif dans lequel une performance individuelle ne peut exister sans l'apport des partenaires, « ballon volant » comme le disent les Italiens (Pallavolo) oblige. Force est donc de constater que collectivement, l'EVB a été une force dominante dans certains secteurs.

Avec 1164 points marqués, l'EVB se classe au cinquième rang derrière le leader de cette catégorie Mulhouse. Mieux que son classement  rappelons le, mais pas une valeur étalon puisqu'il domine Cannes dans ce domaine. Mieux encore l'EVB  est sur le podium dans d'autres catégories : 3ème au contre avec 203 blocks gagnant, Evreux n'est devancé que par Mulhouse encore et Nantes; et c'est carrément la place de dauphines que les évébistes atteignent dans deux autres secteurs avec 34,5% de réceptions excellentes Evreux n'est devancé que par Venelles tandis que l'EVB plante 141 aces à une petite unité du leader Istres! Dominant on vous disait...

Mais dominées par 6 équipes au classement, comme quoi d'autres secteurs ont du être défaillants. Sans doute l'attaque, seulement 7ème avec 802 points loin derrière les 986 de Mulhouse. Cherchez l'erreur avec une réception excellente et les athlètes à disposition... Ou encore plus surement avec des chiffres non compilés comme les fautes directes dans lesquelles les ébroïciennes excellent malheureusement... ou encore la défense -révélateur de l'âme de l'abnégation et de l'engagement d'une équipe- dans laquelle elles seraient sans doute très loin des sommets.

Et individuellement ? Qui ressort du lot? Quelles joueuses ont marqué les performances de leur empreinte?

Le classement roi est bien entendu celui des meilleures marqueuses et on y retrouve 3 ébroïciennes dans le top 20 dominé de façon incontestable par la mulhousienne Bokan avec 413 points. Reconvertie au poste de pointue et malgré des ennuis physiques qui ont perturbé sa phase retour, Marième Diagne se classe 18ème avec 211 points, devancée par Naomi Johnson classée 6ème avec ses 258 réalisations. Mais c'est leur coéquipière Petya Tsekova qui grimpe sur le podium à la troisième place avec 316 points.

Troisième, P.Tsekova l'est aussi au classement des attaquantes les plus prolifiques avec 269 points toujours derrière la reine Bokan (362 attaques gagnantes). Et N.Johnson (15ème avec 179 points) comme M.Diagne  (19ème avec 161 points) rentrent encore dans le top 20.

D'autres joueuses de l'EVB se mettent en valeur dans le classement des serveuses : certes N.Johnson est tout simplement la seconde meilleure serveuse de la ligue avec 29 aces délivrés (derrière Camara de Istres avec 37 réalisations), mais elle est talonnée par Karmen Kocar qui cumule 28 aces et se classe 3ème. Deux évébistes sur le podium ! Et une Lorena Sipic aux portes du top 20 avec 20 aces...

L.Sipic excelle également dans un autre domaine, le contre. Classée 5ème avec 44 blocks assénés, elle est devancée par le leader Cooper de Nantes (69)... mais aussi par l'inévitable N.Johnson, 3ème avec 50 « kill blocks made in USA ». Nos deux centrales mènent une troupe évébiste omniprésente aux avant postes  puisque P.Tsekova est 10ème avec 39 points, K.Kocar 12ème avec 38 points et M.Diagne 14ème avec 35 points ! Chapeau bas!

Mais on ne peut faire ce bilan sans évoquer la grande absente de la fin de saison... sachant que les classements ne sont réalisés que sur la base d'un cumul et qu'elle n'a joué que 15 rencontres, soit moins des 2 tiers du championnat régulier, nul doute que Dragana Bartula aurait aussi trusté les honneurs sans sa blessure au genou. 25 ème scoreuse (180 points), 23ème attaquante (145), 35ème serveuse (16) et 45ème  contreuse (19), Dragana avait démarré la saison sur des bases élevées. Nul doute que celle qui s'est fait opérée le 12 mars à Paris par le Pr Hermann et travaille d'arrache-pied au CERS de Capbreton depuis restera à l'avenir une joueuse dominante... et cela tombe très bien puisqu'elle portera le maillot de l'EVB pour deux saisons supplémentaires, soit jusqu'en juin 2015 ! Une bonne nouvelle pour les deux parties et une preuve de plus que l'EVB chérit et prend soin de ses athlètes!

 
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Objet : LAF, dernière journée retour

Un fameux hold-up !

« Vous connaissez l'histoire de Bonnie and Clyde » chantait l'homme à la tête de choux… et bien les évébistes arrivées en diligence dans le Nord ont sans doute été inspirées par les mots du défunt poète. Pas un crime de lèse majesté, mais un vrai bon petit braquage qu'ont réalisé les joueuses de l'Eure.

Victoire 3 sets à 0 face au trublion de la saison  et qualification pour les play offs acquise (la quatrième en quatre saisons de LAF) au bénéfice d'une septième place en saison régulière.

Et pourtant...et pourtant l'attelage normand n'avait rien de bien effrayant au coup d'envoi. Miné par une phase retour calamiteuse, l'EVB se présentait dans la vieille salle de la porte de Lille (n'ayant pas eu les honneurs de la Calypso, antre habituel de la Stella) un rien débraillé. Outre l'absence connue de Bartula, l'EVB ne présentait qu'une passeuse sur la feuille (Lebreton toujours blessée aux ischios et Néhoune sanctionnée pour absences et retards), mais pire encore laissait à la maison au chaud sous la couette les victimes de la grippe Dujic et Manmieu. Et oui, vous avez compris, pas de réceptionneuse attaquante de métier disponible. Pas effrayant vous disais je, rien d'une bande à Baader ou à Bonot mais plutôt dans le style désuet et hétéroclite des Rapetous ou franchement suspect des Daltons.

En alignant simultanément trois pointues (Tsekova-Diagne-Le Guiader) et deux centrales autour de Kocar épaulée par Burmazovic en ligne arrière il était clair que le fond de jeu et la technique ne seraient pas les bases d'un improbable succés face au quart de finaliste européen et finaliste de la coupe de France qui visait encore le top 4 avant la rencontre.

Et boum ! Expulsé du grand huit le cador calaisien! Pas en finesse donc mais plutôt à grand coup de dynamite pour faire sauter le coffre fort de la côte d'Opale, celui qu'on annonce vide malgré ses 13 contrats professionnels. En force et à force de volonté donc. De la volonté et de la solidarité il en fallut évidemment pour assurer cette victoire méritée avec parfois la présence iconoclaste de Diagne (bien suppléée dans chaque manche par la jeune Bance du centre de formation) ou de Le Guiader en réception. Cette volonté exprimée par la puissance offensive - pendant positif du caractère moins technique de l'équipe – du trio Diagne-Tsekova- Johnson qui scora 41 points et planta quelques belles mines. Cette solidarité exprimée une fois n'est pas coutume par des gestes et non de vaines paroles et matérialisée par un nombre incroyable de soutiens remontant la balle encore et encore aprés les contres infligés par le bloc calaisien.

Et il en fallut de l'enthousiasme et de la solidarité car évidemment , rien ne fut facile. Habituées aux montagnes russes, les évébistes ont encore alterné le feu et la glace , les hauts et les bas. « Alors qu'on voulait se retirer, tranquille dans un meublé » , aprés un premier set arraché de haute lutte et marqué par l'empreinte de Tsekova( redevenue l'assassin silencieux) bien aidée par une Le Guiader rentable, « voilà le tac-tac-tac des mitraillettes qui repassent à l'attaque ». Le Gainsborough parodiait alors sans doute les coupables errements de la troupe évébiste qui démarrait piteusement cette manche offrant 5 points avant le premier temps mort technique et surtout 13 fautes directes dans un set où Calais s'inclinait en ayant atteint la barre des 25. Faites les comptes...

Et même quand on s'apprêtait à entonner tranquille la balade de Melody Nelson, dans ce troisième set qui nous tendait les bras (4/0 à l'entame, puis 23/19 aprés un ace de Da Silva au relais de Tsekova) , l'artificière Nizetich envoyait trois obus au service, faisant exploser la sérénité des normandes en même temps que leur réception.

Mais voilà hier, c'était Evreux le plus fort, mission accomplie pour mon légionnaire qui attendra encore quelques semaines avant de rendre son tablier et de goûter au sable chaud avec Lola Rastaquouère. Et qu'il était bon une fois encore (trop rare en 2013) de voir les filles s'enlacer et danser au milieu du terrain (une javanaise bien sur, pas la décadanse) et de laisser les pleurs aux autres. A elles l'amertume et à nous le goût plaisant des sucettes vantées par France Gall.

Allez, restons enjoués et rendez-vous pour tous et souhaitons le encore de belles émotions samedi 6/04 à Evreux face à Venelles pour les demi finales des play offs B.

 
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Objet : LAF, dixième journée retour

L'EVB renouvelle son bail !

Et c'est bien là le plus important! Le point arraché hier soir face aux Nantaises assure à l'EVB d'évoluer à nouveau en Ligue AF la saison prochaine, mais lui permet aussi de rester en course pour la qualification aux play offs, toujours huitième. Une bonne habitude prise depuis l'accession du club au plus haut niveau du volley-ball féminin qu'il serait bienvenu de renouveler.

D'abord parce que le club, la ville et son public le méritent : hier soir encore le gymnase Canada était plein comme un oeuf, chaud et bruyant à souhait. Et rien que pour ça, il faut offrir à tous une nouvelle occasion de se réunir à l'occasion de ces matchs couperets.

Alors oui, l'EVB a évité l'expulsion arbitraire à l'issue de la trêve des huissiers. C'est déjà pas si mal... mais ce point pris hier demande à être validé samedi prochain à Calais, sinon il n'aura servi « à que d'alle ». Se faire éjecter du grand huit et se retrouver à la rue si tôt nous laisserait le coeur en hiver. Nous n'aspirons qu'au printemps, au retour du soleil et à des lendemains radieux. Pas besoin d'appeler le DAL à la rescousse, faisons valoir nos droits!

Et pourtant, ce problème de logement, il va bien falloir s'y pencher un jour. Certes l'enceinte est chaleureuse, mais est elle adaptée? Entasser ainsi un milliers de personne dans un gymnase scolaire pas destiné à en recevoir autant, est-ce raisonnable? Obliger les supporters à stationner en pagaille, qui sur un trottoir, qui sur le bas coté et d'autres à l'autre bout du clos de Vironvay, est-ce digne? Martyriser les corps de nos joueuses en les forçant à répéter les efforts sur un sol vétuste, hors d'âge et impropre à la pratique, est ce normal et prudent? Alors que d'autres nantis se voient proposer de nouveaux locaux et terrains à quelques hectomètres de là, la question mérite d'être posée!

Mais revenons au sport. Hier encore, nos joueuses en ont fait voir de toutes les couleurs à leurs dirigeants et fans. Malheureusement toujours aussi brouillonnes et inconstantes, elles ont aussi été courageuses et acharnées. On peu bien leur reconnaître ce mérite. Mais quel dommage une fois de plus de n'avoir su capitaliser sur ce premier set arraché de haute lutte pour tomber ensuite dans le fatalisme au second. Mais quel dommage encore d'avoir pris des risques au service pour déstabiliser l'attaque adverse sans être capable de gérer le curseur des fautes, tendant ainsi le baton pour se faire battre. Mais quel dommage encore de ne pas avoir sur s'inspirer du culot et de la belle rébellion des jeunes joueuses du centre de formation, en étant incapable de reprendre le flambeau et de respecter des placements de block-défense réclamés par le staff. Quel dommage...

Alors ne vivons pas dans les regrets. Certes cette saison aurait pu, aurait du, être plus belle. Mais il est encore temps de la prolonger et avec un surcroit de volonté, de concentration et d'altruisme d'atteindre l'objectif fixé d'une qualification européenne.

Alors oui mesdemoiselles, libérez-vous! Vous avez validé la pérennité du club à ce niveau pour le futur, donc jouez sans craintes : vous avez désormais tout à gagner. Mouillez le maillot, faites apparaître les auréoles sous les aisselles signes du travail bien fait. En deux mots, indignez-vous ! Bousculez la hiérarchie, soyez impertinentes et dès samedi rachetez vous une bonne dose d'espoir en triomphant à Calais. Pas de crise sur la côte d'Opale, juste un club vivant au dessus de ses moyens, dilapidant les deniers publics de façon indigne. Alors oui, indignez-vous de cette situation d'inéquité qui fausse le championnat et plantez-vous fièrement au centre de cette Calypso qui vous accueillera et faîtes leur danser une ronde balkanique enfiévrée. Pour continuer à rêver...

Il doit être clair dans l'esprit de tous les observateurs du volley féminin qu'une Johnson peut dominer une rencontre de LAF tant en attaque qu'au contre. Voir Burmazovic nettoyer le compartiment arrière et stabiliser son équipe tout en amenant enthousiasme et précision doit être une évidence pour tous. Apprécier la puissance et l'impact d'une Diagne ne doit pas être épisodique; pas plus que de voir Sipic éteindre la lumière en planant au contre au dessus des attaques adverses. Les poings serrés et vengeurs de Dujic, les tours de passe-passe de Kocar doivent eux aussi apparaître une fois encore commes des évidences.

Dès samedi, il vous sera encore demandé beaucoup... parce que vous le valez bien !
 
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Objet : LAF, neuvième journée retour

L'appel aux armes !

Et l'heure du réveil des consciences a sonné ! A deux journées de la fin de la saison régulière l'attelage évébiste est en danger : 6 points à distribuer et 6 points d'avance seulement sur Le Hainaut qui en cas d'égalité devancerait l'EVB au bénéfice du nombre de victoires. Il est donc impératif que dès samedi prochain les joueuses euroises empochent au minimum le « bonus défensif », la médaille en chocolat du perdant. Pour se mettre à l'abri... d'une infamante relégation qui pend maintenant au nez des volleyeuses normandes.

Et oui, à quoi bon parler de play offs ? Le bel animal de concours, plus doué pour la parade que pour le labeur aura t'il la capacité à se changer en cheval de trait, besogneux et laborieux mais avant tou efficace car c'est ce qu'on lui demandera?

Pour bien rafraichir les esprits et ramener à la réalité celles qui restent perchées sur leur petit nuage et leurs certitudes hypocrites, cette équipe écrit actuellement la pire saison de l'histoire du club en Ligue AF! C'est un fait.

Pour en arriver là, il a malheureusement fallu concéder samedi soir à Paris (étrillé 3/0 lors du match aller ) un septième revers en 2013. Sur un score sans appel de 1/3 avec des sets perdus 16/25, 19/25 et 13/25 lors de l'hallali qui résume le coupable renoncement des troupes de capitaine Dujic.

Certes les aléas des dernières semaines ne favorisaient pas une grande performance évébiste : Bartula out, Diagne clopinant et ayant effectué un seul entrainement en 10 jours, Dujic et Le Guiader attaquée par la grippe intestinale et qui ne virent le terrain qu'une fois dans la semaine alors que cette même infection laissait Dascalu clouée au lit depuis le dimanche précédent. Bref une forme optimale...

Ceci peut expliquer certains flottements techniques ou encore une fatigue légitime pour les organismes qui empêche l'EVB de performer dans la durée.

Alors oui, l'EVB était touché physiquement mais il avait les moyens de matcher face à cette équipe du Stade Français elle aussi privée d'un élément prépondérant (Josza, cheville en vrac). La preuve? Ce premier set logiquement emporté 25/21 et dominé de la tête et des épaules par les visiteuses de la porte de Saint Cloud agressives au service et solides au block mais déjà limitées dans leur expression collective par des placements aléatoires en block-défense sur la canonnière Mikyskova (27 points au final) et par une Tsekova a nouveau livide et inefficace (12 points avec le même nombre de ballons – 44 - que son adversaire parisienne!) . La preuve encore ? Cette capacité à remonter un handicap de 4 points en début de deuxième manche (2/6) pour vite recoller et même passer devant 11/9. La preuve par trois? Une entame de troisième set royale qui voyait le stade virer au rouge, laminé 1/8 au premier temps mort technique. Une embellie ébroïcienne qui se prolongeait jusqu'à 16/12... et puis... et puis...

Et puis une fois de plus le jeu offensif évébiste se faisait prévisible et naïf. Une fois de plus les ballons tombaient dans notre camp aussi vite et surement que les épaules et les têtes basses des belles parleuses normandes. Une fois de plus le service n'était plus qu'une mise en jeu. Une fois de plus personnes au sein de cet assemblage de joueuses ne prenait ses responsabilités, ni techniquement, ni physiquement, ni moralement.

Qu'il est douloureux pour ceux qui vous soutiennent (plus de 70 d'entre eux avaient fait le déplacement jusqu'à la capitale), de vous voir ainsi renoncer. Perdre est une chose, surtout quand l'adversaire est valeureux comme le furent les stadistes hier, mais ne pas se battre et s'incliner avant même le coup de sifflet final est proprement inadmissible. Surtout lorsque vous avez l'outrecuidance une fois la purge délivrée de vous répandre en sourires, bavardages et éclats de rires ! Ceci est proprement honteux et inadmissible mesdemoiselles et très éloigné du comportement de professionnelles investies.

Alors maintenant vous savez : d'une, nous ne sommes pas dupes et saurons en tirer les conclusions le moment venu, et de deux, la patrie EVB est en danger et c'est à vous qu'il incombe de la sauver, à vous et à vous seules ! Responsables ! C'est un mot lourd de sens qui doit être désormais votre leitmotiv pour valider cette maxime :

« les joueuses passent mais l'EVB demeure »!

 
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Objet : LAF, huitième journée retour

C'est toujours ça de pris !

Hier soir, 20h30, les joueuses de l'EVB se regroupent au centre du terrain pour entamer une petite danse de la victoire! Cela faisait plus de quatre semaines que ce joyeux rituel était réservé aux autres.

Factuel : Lecoq , douleurs dorsales, fait défaut coté Albi ; Bartula et ses béquilles sont en tribunes côté Evreux alors que le staff couve avec inquiétude la grande M.Diagne à l'arrêt depuis 2 jours pour une inflammation du tendon d'achille et que capitaine Dujic est fiévreuse et gênée qui plus est aux ischios, mais Dascalu et Sipic sont de retour.

Factuel : Albi est dernier avant cette rencontre avec une seule victoire, Evreux est avant dernier des matchs retours avec une seule victoire.

Hypothèse : à l'image de leur capitaine, les évébistes sont malades, sevrées de victoire et de confiance; de l'autre coté les albigeoises progressent et enquiquinent tous leurs adversaires de février (sauf Béziers) en les poussant au tie break et en empochant toujours la première manche.

Hypothèse: le début de match va revêtir une importance cruciale pour donner la confiance nécessaire à un camp plutôt qu'à l'autre.

Factuel : l'EVB prend le match par le bon bout ; en assénant aces et contres (7 points dans cette manche) et en attaquant correctement (6 points pour le duo croate à 75% sur une ligne et 5 points pour le binôme Kocar-Johnson sur l'autre) Evreux fait le métier devant des Cathares qui n'y peuvent rien.

Factuel : le duel des numéros 14 n'a pas commencé et Santos pour Albi ou Tsekova pour Evreux cumulent un piteux 3 /17 à l'attaque, mais déjà Tsekova apporte son écot au block et au service (3 points).

Factuel : l'EVB a déjà laché 8 points sur fautes directes.

Hypothèse : ces fautes conjuguées à la mauvaise habitude évébiste de disparaître aprés une belle première manche font craindre une issue moins glorieuse.

Factuel : l'EVB est malade; incapable de garder un fil conducteur au service et de juguler ses erreurs, Evreux se met au niveau de son hôte.

Factuel : Evreux a des qualités, et il les exprime en effaçant un débour de 4 points pour reprendre les commandes et arriver en tête 20/17 avant le rush.

Factuel: offrant 5 points consécutifs soit à l'attaque soit au service, Evreux offre la manche à Albi 24/26 et le duel des numéros 14 tourne franchement à l'avantage de Santos l'albigeoise qui score 8 points à 54% tandis que Tsekova reste aphone avec un vilain 2/9 en attaque et 3 fautes.

Hypothèse : 24/26 ! Evreux va t'il s'écrouler, marqué par ses échecs successifs en 2013?

Factuel : au retour des vestiaires le service évébiste est toujours porté disparu ! Mais la défense locale prend enfin exemple sur celle des tarnaises et fait chuter l'efficacité adverse à 35%.

Factuel : Diagne commence à scorer pour l'EVB et Tsekova aussi.

Factuel : l'EVB réduit son déchet (4 fautes dans cette manche) et finit par l'emporter 25/22.

Hypothèse: Albi va t'il rendre les armes et Evreux retrouver son niveau de la première manche?

Factuel : le secteur service-contre d'Evreux retrouve des couleurs  avec 6 points.

Factuel : Tsekova est enfin lancée (6 points) mais surtout Kocar a enfin trouvé la bonne relation avec le duo Diagne-Johnson qui devient injouable avec 10 points à 90%.

Factuel : Santos a lâché, 33% dans les deux dernières manches , écoeurée par les 3 blocks de Dujic dans ce set. C'est gagné !

Hypothèse : Et si on remettait ça la semaine prochaine à Paris?

 
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Objet : LAF, septième journée retour

Ce bon Jean ... 

avait décidément raison!

La philosophie contée, véritable recueil du bon sens paysan, nous avait pourtant prévenue,  dans cette histoire on prenait l'EVB pour un jambon et il devenait de fait le dindon de la farce. Mauvais blague... Vous ne voyez toujours pas?

Non, je ne parle pas de la mauvaise blague qui emprunte les raccourcis du comique de répétition et qui veut que tout jeune club dans l'élite qui se déplace dans le sud de la France, voit le châtelain local prélever sa dîme, bien aidé par les prévôts qui lui octroient généreusement une poignée de points dans chaque set. Perchés sur leur tour d'ivoire, ils ont encore sévis hier soir, spoliant l'EVB d'un tie break qui lui tendait les bras. Mais que fait Robin des bois !

Non, restons dans la culture hexagonale. C'est de M. De la Fontaine qu'il est question. Oui, il nous avait prévenu. Tous petits déjà, le maitre d 'école nous tapait sur les doigts pour peu que nous n'ayons pas retenu la leçon. Mieux qu'une leçon de morale remise au goût du jour, une leçon de vie.

Mais imaginions-nous l'EVB dans le rôle de la cigale à l'automne? Nanti de 6 succès lors de la phase aller c'est l'optimisme qui prédominait tant la marge de progression euroise paraissait importante et réelle. Oui mais voilà, les scories constatées dans le jeu avaient une explication rationnelle : un travail insuffisamment motivé et volontaire qui ne permettait pas d'engranger des certitudes avant l'hiver. Alors oui, « quand la bise fut venue, l'EVB se trouva bien dépourvu »... et l'EVB (qu'on a par le passé connu en fourmi, construisant sa pelote et préparant les agapes du printemps) de traverser l'hiver en petite tenue avec un seul succès en 2013. La faute à qui?

Ambitieux. Structuré. Puissant. Expérimenté. Autant de qualificatifs accolés à cet effectif normand plus tôt dans la saison. Et d'aucuns d'annoncer de ce fait des objectifs élevés au dessus de l'ordinaire . Présomptueux? « La grenouille, à se vouloir aussi grosse que le boeuf, se gonfla d'orgueil tant et si bien qu'à la fin elle explosa ». Ce bon Jean là encore nous avait mis en garde... mais la confiance dans les individus, le travail et nos valeurs pêle-mêle nous semblait nous préserver de ce pêché d'orgueil, mais non. A qui la faute?

Puisque certains trouvent vulgaire de faire référence aux gastéropodes, nous continuerons la leçon de chose un peu plus haut dans l'échelle animalière. L'EVB s'est envolé vers les sommets, en décembre. Mais il s'est tout juste posé sur une branche, en équilibre précaire, en janvier. Avant tout simplement d'en dégringoler en février. Bête à plume, l'oiseau joli lissait son plumage et faisait le beau, crôassait gaiment, mais sa couleur n'annonçait finalement rien de bon. Oiseau de mauvais augure, c'est bien en corbeau que l'EVB se travestissait. Et la meute de loups, malins comme des goupils, qui tressaient ses louanges n'attendaient finalement que leur heure. Alors le corbeau, ouvrant grand le bec, laissa choir son fromage que le renard fut tout heureux de ramasser. Donc le plumage et le ramage de l'EVB n'en font pas le phénix des hôtes de ce bois. Déception... surtout si l'on médite les paroles du prophète : « tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute... ». De là à traduire en « cochon de payeur », nous ne franchirons pas (encore?) le pas. La faute à qui?

Forcément à ceux (celles?) qui n'ont pas retenu les leçons, pas écouté et se sont seulement contenté d'entendre. Il est une autre fable qui aurait inspiré la rencontre d'hier soir. Pour faire court, rappelons que « rien ne sert de courir, il faut partir à point » et nous aurons résumé ce match. En lièvre, l'EVB se prélassait tandis que la tortue istréenne taillait sa route. Les provençales profitaient de l'apathie normande pour empocher sans coup férir les deux premières manches. L'animal aux grandes oreilles faisait preuve de nonchalance (20 fautes commises en deux sets), brillait par son absence au contre comme au service (une seule unité en deux manches, tellement anecdotique qu'elle n'a pas de sens) et ne parvenait pas à convertir plus d'un ballon sur 4 à l'attaque. Pitoyable, ce lapin là méritait d'être réduit en bouillie et transformé en paté! A qui la faute?

La suite nous l'apprend forcément. L'équipage ébroïcien, privé du trio Bartula-Dascalu-Sipic, était surtout privé de conscience, de volonté et de leader. Retour à la niche pour quelques secondes après cette déroute, tancée comme il se doit, le lièvre décida enfin de refaire son retard à grandes enjambées. Et il y parvint, preuve s'il en est qu'il en était capable à condition de le vouloir vraiment, de s'en donner les moyens et de forcer un temps soit peu sa nature geignarde et fataliste. Mais vous connaissez la morale de l'histoire... bien évidemment il était trop tard et la tortue sudiste, sans chercher à se prendre pour ce qu'elle n'est pas, profita de la mansuétude coupable des gardes suisses et empocha la mise 25/23 alors que l'EVB avait scoré 24 points. Cherchez l'erreur... mais rappelez vous l'adage, « rien ne sert de courir ... ». Enfin bref, à qui la faute?

En tous cas, une chose et sure M.De La Fontaine. Aujourd'hui je ne peux même pas affirmer « fontaine je ne boirais plus de ton eau ». Même après cette soupe, cet infâme brouet ingurgité de force hier soir, la réponse ne m'appartient plus. Alors je rêve... je rêve de trouver d'autres textes de référence. Plus oriental? Ah si je pouvais trouver une lampe et la frotter... Plus pieux? Pourquoi pas un bénitier afin de m'y plonger et ressortir béni... Plus humoristique? Braquer un druide et lui arracher sa gourde, me gaver de potion magique... Plus réaliste? Aprés trois semaines de vaines recherches, trouver et convaincre l'oiseau rare, le joker médical salvateur qui transfigurera cette triste troupe... alors deux questions monsieur l'écrivain : cela suffira t'il? Est ce que cela en vaut vraiment la peine?

 
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Objet : LAF, sixième journée retour

et cinquième défaite !

A l'impossible, nul n'est tenu me dirait vous! C'est vrai que c'était Cannes qui se présentait face à nous au centre omnisports ce soir. Cannes, même sans V.Ravva, cela reste ce qui se fait de mieux en France... depuis toujours. Oui mais on se doit d'y croire! Pensez-vous que Venelles ce soir ait pris peur devant le pédigrée de son adversaire mulhousien pour arracher sa victoire? Ou encore Paris face à Calais? Non, sans doute pas! Ces deux équipes ont fait de l'irrévérence une vertu, de l'ambition une façon d'être et de la combativité une marque de fabrique. Et Evreux dans tout ça?

Evreux l'a joué petit bras, une fois de plus. Certes, en face c'est haut, puissant et précis. Certes le niveau de service affiché par les cannoises durant deux sets était assez effrayant. Certes Mihaijlovic-Rasic-Centoni-Antonijevic sont des joueuses de classe mondiale, ni plus ni moins. Mais l'écrin était à la hauteur de l'adversaire : 1700 supporters chauds bouillants dès l'entame, prés à porter leur équipe dès que l'occasion se présente... à condition qu'on leur donne l'opportunité de s'enflammer.

Malheureusement, les ébroïciennes furent très loin de mériter cette ferveur. Que l'on concède 13 aces en 3 manches, c'est déjà beaucoup je vous l'accorde, surtout quand on sait qu'au volley-ball tout commence derrière. Mais que la majorité d'entre eux soient concédés sans même esquisser le moindre mouvement vers le ballon, c'est juste intolérable. Subir10 contres gagnants en trois manches, c'est assez humiliant et désagréable, oui. Mais cela ne justifie pas pour autant d'accepter de rendre le ballon à l'adversaire sans intention ni agressivité, c'est insupportable. Voir des joueuses de la classe de Mihaijlovic, Rasic ou Centoni scorer à plus de 10 points en trois sets n'a en soi rien d'étonnant. Mais que l'attaque azuréenne concrétise 57% de ses offensives dont 67% lors des deux derniers actes démontre bien toute la passivité du block-défense local tout autant si ce n'est plus que le talent des visiteuses. Et ça, c'est inadmissible.

Alors voilà, Cannes est venu, a vu et a vaincu, comme d'habitude.

Alors voilà, l'EVB a mangé son pain noir et le calendrier qui lui est proposé maintenant ne le confrontera qu'à des équipes de rang inférieur pour les cinq dernières journées de saison régulière. De rang inférieur, oui mais pour combien de temps encore? Car les Istres, Albi, Paris, Nantes et Calais qui sont nos futurs adversaires sont tout sauf des victimes expiatoires et font montre actuellement d'un réalisme et d'une volonté de se battre étrangères aux évébistes. Gagner ! C'est de cela qu'il s'agit. Avec un seul succés en 2013 contre un Hainaut relégable, l'EVB avance au rythme d'une limace, sans énergie et sans consistance. Aussi sexy que ce gastéropode répugnant... Peut être qu'à force de louanges répétées, certaines se sont vues trop belles, et ces play offs annoncés sont désormais tout sauf acquis.

Alors oui, D.Bartula nous fait défaut. Oui un joker médical s'avère nécessaire... mais encore faut il donner envie aux dirigeants locaux de se battre pour convaincre une joueuse de nous rejoindre et nos financeurs de nous aider. Et puis surtout, une hirondelle ne fera pas le printemps ! C'est de la responsabilité des joueuses présentes de sortir de leur torpeur, de se reconcentrer sur l'essentiel plutôt que d'afficher valises sous les yeux ou envie de faire les bagages pour ailleurs. En résumé à elles d'être honnêtes vis à vis de leur fonction et de leurs soutiens.

Cette équipe est talentueuse, athlétique et vit bien ensemble. Ok, mais c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses... et pourtant on en ramasse déjà au kilo à chaque entrainement et match aprés match depuis le nouvel an. Alors relevons la tête et sortons de la mouise, de cette zone nauséabonde qui nous pollue les narines et nos samedi soirs.

Car je le dis et le répête, Evreux, ses fervents supporters et ses magnifiques dirigeants méritent autre chose que cet infâme brouet servi depuis janvier. Evreux mérite de briller, dans le quotidien domestique et à travers l'Europe.
 
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Objet : LAF, cinquième journée retour

Ca fait mal , très mal !

En quête de rachat après la piteuse fin de match face à Aix-Venelles, l'Evreux VB désormais tourné vers les échéances d'Avril et les play offs B se déplacait à Mulhouse, l'éternel dauphin au pire moment.

Marquées par les échecs répétés depuis début 2013 et par le revers de trop face au PAVB, obligées de revoir leurs ambitions à la baisse et bye bye le top 4, les évébistes avaient pourtant à cœur de l'emporter à Mulhouse. Motivées et déterminées pour affronter les championnes d'Alsace.

Et pourtant, ce Mulhouse là pour ceux qui connaissent le fonctionnement des postières n'était pas bon à prendre : battu la semaine passée par le Cannet, privé de 3 points en attendant l'appel par la DNACG, éreintées par une succession de blessures et autres maladies désormais oubliées, ce Mulhouse là avait tout de la bête blessée. Cultivant à loisir les notions de dépassement, de fierté, un sentiment d'injustice et un soupçon de paranoïa, c'est sur les Mulhousiennes allaient réagir et sortir les crocs !

Et il le fallait, car nos joueuses ont été de fières combattantes elles aussi et ont donné du fil à retordre aux joueuses de l'Est. Certes, comme à leur (mauvaise) habitude , elles n'ont pas fait preuve ni d'assez de constance, ni de discipline tactique , ni de variété offensive…certes, elles ont eu des opportunités de prendre ces sets 1 et 3 sans que personne ne crie au scandale… certes elles nous ont délivré un affreux set poubelle au milieu du match…mais elles ont été dignes. Dignes de leur maillot, dignes mais insuffisantes… et surtout dignes de leur coéquipière touchée dans sa chair.

Dragana Bartula, car c'est d'elle qu'il s'agit, a malheureusement du abandonner ses équipières à 22 au premier set…et à priori jusqu'à la fin de saison ! Son genou l'a lachée, elle s'est effondrée au sol, ivre de douleur et sans doute aussi de frustration et de colère de voir ses efforts et ses souhaits ruinés. De longs hurlements ont précédé un interminable silence dans le Palais de Sports avant l'évacuation par le SAMU. Il suffisait de voir le visage livide de L.Sipic pour mesurer à quel point cet incident avait marqué les Normandes… et leur jeu.

Encore un lourd nuage sombre de plus dans le ciel de l'EVB, mais aussi quelques raisons d'espérer. Car pour offrir cette resistance aux vice championnes de France et pour ravir le connaisseur public local de nombreux rallyes, il a fallu qu'en plus d'un cœur énorme nos joueuses fassent preuve de qualités techniques. Elles se sont exprimées en block-défense et au service…par séries, ou par intermittence aussi offensivement comme M.Diagne lors de la fin de première manche ou encore P.Tsekova au cœur du troisième set. Un courant alternatif qui commence d'ailleurs singulièrement à devenir le quotidien de l'attaquante bulgare plutôt décevant ces derniers temps et qui a du mal à assumer son statut.

 

Alors à chaque jour suffit sa peine. Apprécions la volonté de nos joueuses hier soir, leur solidarité dans la difficulté. Espérons que ces éclairs soient porteurs d'espoir pour les joutes futures. Mais surtout effaçons de notre mémoire ces affreux cris de douleur de "Gaga" et souhaitons lui le meilleur, un bon rétablissement , et surtout un diagnostic clément dès demain après l'IRM programmée à 8h45.

Et comme la compétition continue, rendez vous vous est donné dès samedi 16/02 à 18h30, salle omnisports J.Fourré, pour la réception du grand RC Cannes. Souhaitons que nous soyons tous, joueuses, staffs, bénévoles et supporters à la hauteur de l'événement!
 
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Objet : LAF, quatrième journée retour

La fin des illusions !

A force de trop compter sur les autres pour faire le travail à sa place (qu'ils s'appellent DNACG, blessures, contre-performances ou LNV), l'EVB et ses joueuses en premier plan n'a ce matin plus que ses yeux pour pleurer ! Oui, ne nous y trompons pas, ce matin la quatrième place s'est envolée. 5 points de retard sur Le Cannet, un calendrier identique à une semaine prés, une dynamique opposée... mais surtout une incapacité chronique à savoir saisir les opportunités, à se surpasser dans l'adversité ou encore à faire preuve de constance mentale et de logique, tous ces éléments concourent à enterrer le rêve d'un top 4 à l'issue de la saison.

Matin chagrin, une nuit par dessus la déception, une nuit pour effacer la colère et l'incompréhension, mais rien n'y fait ! Ce matin le ciel est toujours gris, les souvenirs de cette soirée vivaces et douloureux, en rappel à d'autres épisodes précédents... les lendemains qui chantent? Pour l'instant on déchante, révulsé par l'absence de volonté et de prise de responsabilité de nos joueuses dans ce match, dès l'entame mais surtout lors du final. A cent lieues de l'esprit d'initiative et de la soif d'entreprendre ou de bousculer la hiérarchie qui sont l'ADN de ce club et qui ont permis aux équipes précédentes de gravir les échelons et de renverser les montagnes!

Alors, c'est quand le bonheur? Pas avant fin avril maintenant ! En effet, pour redonner à l'EVB le brillant européen qu'il mérite, il faudra attendre le printemps et sortir victorieusement des play offs B pour arracher la cinquième place. Des matchs couperets, en séries... tout ce qui actuellement semble placer les joueuses d'Evreux dans l'embarras. Au moins, on sait sur quoi devoir travailler!

Et le match? Navrant, beau et sauvage à la fois. Gageons que l'amateur de volley impartial aura pris plaisir à suivre cette rencontre. Du pur volley féminin comme on l'aime... à condition de ne pas supporter l'EVB. Suspens, vitesse, puissance étaient les trois ingrédients majeurs de ce scénario à rebondissement. Et surtout une défense de feu, créatrice de spectacle, qui prolongea la rencontre pendant 2h30 avec en paroxysme un troisième set conclu 34/32 par les locales aprés avoir sauvé 3 balles de matchs et échoué lors des 6 balles de set précédentes.

Sauvage donc avec des changements de leadership, de visage au fil de la rencontre ou au coeur d'un même set. Sauvage comme la furieuse bataille que ce sont livrées les deux équipes sans vouloir céder... tout au moins pour l'une d'elle. Sauvage comme les cris de rage et de triomphe du duo brésilien de Venelles Peixoto- Da Silva dépositaire de l'attaque provençale avec 55% des ballons reçus. Sauvage comme l'acharnement pour la victoire des malades Gosling et Peixoto, exsangues physiquement, mais royales mentalement dans l'engagement et le sacrifice.

Beau, ce match le fut aussi. Quand la malice de Kloster répond aux envolées magnifiques de Johnson, le match prend une autre dimension. Quand les joueuses se livrent sans compter pour ramener des ballons depuis la table de marque, se fracassent dans les panneaux publicitaires ou se percutent à trois au sol pour relever le cuir, la défense devient un beau spectacle. Plus souvent d'un coté que de l'autre malheureusement... ce qui explique la victoire aixoise alors que l'EVB a dominé toutes les catégories statistiques! Oui c'était beau et sauvage et oui, Venelles mérite amplement sa magnifique victoire.

Magnifique... magnifier... sublimer... transcender... vous pouvez décliner à l'envie cette racine, vous ne la ferez pas rimer avec EVB concernant ce rendez vous manqué. Désolant, frustrant, énervant … navrant! Oui c'est bien le mot. Revoir une fois de plus le même scénario se répéter est navrant. Des consignes bafouées, un « assassin silencieux » transformé en grande muette, une attaque sclérosée et archi stéréotypée et pour finir un affreux renoncement et un refus flagrant d'assumer des responsabilités nous ont conduit à ce final navrant avec en conclusion un tie-break pitoyable!

Clap de fin !
 
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Objet : LAF, troisième journée retour

Qu'on est bien chez soi !

Qu'il est bon de laisser aux autres les turpitudes des déplacements et autres galères climatiques, aériennes ou routières !

Qu'il est bon de se préparer tranquillement chez soi avant un match et de laisser aux autres la froideur des hotels!

Qu'il est bon d'entendre une clameur enfiévrée et spontanée s'élever des gradins pour pousser votre équipe!

Qu'il est bon de laisser aux autres le rôle du grincheux de fin de match pestant contre le corps arbitral !

Qu'il est bon  de pouvoir savourer et partager avec tout un club, ses partenaires et son public les joies d'une victoire!

Mais surtout qu'il est bon de gagner! Enfin ! Cette enivrante sensation qui nous fuyait depuis le 8 Décembre...

Pavlov n'a pas du faire des études que sur des animaux... pour sur il s'est également penché sur le cas des sportifs. Gagner? Bien! Perdre? Mal! Victoire? Joie! Défaite? Tristesse! La vie d'un athlète à ceci de basique et binaire qu'elle est rythmée chaque semaine par une échéance. Que celle ci soit victorieuse et c'est un petit orgasme ressenti par tout un chacun, qui repart d'arrache pied pour une nouvelle semaine de labeur avec le sourire. Qu'elle soit sanctionnée par une défaite et c'est une petite mort : on repart le moral en berne, tout l'attirail au fond du sac, avec une furieuse envie... de rien.

Alors ne boudons pas notre plaisir. Ce matin au réveil, c'est une bonne dose d'euphorisant qui accompagnera le café et qui nous porteras jusqu'au prochain rendez vous : dès lundi pour se remettre à l'ouvrage et très vite samedi pour une nouvelle confrontation face à Venelles.

Oui, ne boudons pas notre plaisir : Le Hainaut, candidat autoproclamé au Top 4 en début de saison, se déplacait à Evreux avec toute son armada. Les convalescentes Barnak-Maric et Crncevic participaient au décrassage et on découvrait avec appétit le joli minois du joker médical en provenance directe d'Italie et sa prestigieuse Lega A1. Tout sauf une victime expiatoire, requinqué par sa première victoire 2013 samedi dernier. Confiance et renouveau d'un coté, doute et remise en cause de l'autre.

Alors voilà, esprits chagrins s'abstenir, c'est une belle et bonne victoire que l'EVB a compilé hier soir devant son traditionnel millier de fan. En trois manches sèches, 28/26, 25/19, 28/26.

Avec maitrise? Parfois... Souvent... mais pas toujours. Jamais réellement menacé par son adversaire, l'effectif évébiste a fait course en tête et dominé toutes les catégories statistiques, dont celle des fautes commises malheureusement aussi ! En donnant l'équivalent d'un set (25 points) les euroises ont permis aux hennuyères d'exister dans une partie qui leur échappait. Mais comme au Cannet samedi dernier, ce n'est pas tant dans le jeu que l'EVB a fauté mais bien au service : 14 mises en jeu expédiées dehors ou dans le filet, pour seulement 6 aces. Il va falloir régler la mire…

Pour le reste ce fut plutôt convaincant. Menant assez vite dans la première manche, l'EVB se détachait 23/20 avec une attaque rentable (46%), 5 points scorés en service-contre et un trio d'ailières performantes. Mais là, l'EVB offrait 5 points de rang aux visiteuses et tremblait sous les attaques des centrales Oulmou et Viera. Mais concluait!

La troisième manche ressembla pour beaucoup à cette entame, la réussite offensive en moins (40%). Une réception chahutée, un service en berne (1 point contre 5 fautes), un duo Diagne- Bartula bien ciblé par la défense adverse (26%) et là encore l'avantage pris fondait comme neige au soleil. Heureusement, Tsekova et Johnson retrouvaient leur allant offensif pour porter leur équipe à la victoire avec 13 points à 56%.

Accouchement difficile donc (à l'image de la venue au monde l'avant veille de Diane, premier enfant de notre ex-joueuse C.Duchesne), mais événement heureux et cri primal libérateur poussé par tous à 20h14 !

Victoire … bien ! Gagner... plaisir!

Et quel plaisir ont du prendre nos joueuses lors du second set de ce match, car on vous a gardé le meilleur pour la fin! Remporté 25/19, celui ci fut de toute beauté et nul doute que les 10 joueuses locales qui y ont participé ont du prendre leur pieds pour être trivial! Certes l'attaque ne fut pas flamboyante, certes 5 services manqués accompagnèrent 3 fautes directes dans le jeu. Certes...

Mais pousser l'adversaire 7 fois à la faute et faire chuter cette attaque menée par la championne d'Europe Lamas à 23 famélique pour cent d'efficacité, c'est en soi un réel plaisir. Et oui, on peut prendre du plaisir dans la défense et dans les tâches ingrates. Pendant que le duo Bartula-Burmazovic nettoyait tout derrière et ne laissait rien tombé, leurs camarades s'étaient proprement emparées du filet. Ajoutant aux deux aces de K.Kocar pour l'occasion la bagatelle de 9 contres gagnants dans cette seule manche ! Tout simplement monstrueux ! Quand on sait que le contre est le geste reconnu par les volleyeurs comme étant le plus jouissif, imaginez l'état d'euphorie qui s'est emparé de notre équipe et de tous ceux qui la soutienne...

Enfin bref, Evreux a gagné, et ça c'est foutrement bon !

Dites nous mesdemoiselles, vous nous remettez ça samedi contre Venelles?

 
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