Evreux Volley-Ball

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Objet : LAF, 9ème journée

L'EVB passe au Ravva-lateur,

Une semaine après la déroute salle Jean Fourré face aux lorraines du TFOC (qui ont d'ailleurs récidivé samedi en atomisant Nancy), que pouvait-on attendre d'un déplacement à ... Cannes. L'immuable champion de France et actuelle meilleure équipe d'Europe au ratio victoires/défaites, sets pour / sets contre recevait en effet en son palais des Victoires des ébroïciennes meurtries.

Meurtries dans leurs têtes par la piètre prestation précédente, meurtries dans leurs chairs, vilaine rengaine en cette saison 2011/2012, qui se confirme semaine aprés semaine : Neve et Valérin portées disparues comme de coutume, mais aussi Dujic et Adelin out et Téré tout juste sortie du lit après une sévère gastroentérite! N'en jetez plus et passons à autre chose. Regardons devant, regardons l'avenir et avançons.

C'est avec cette saine démarche que l'inédite formation euroise alignée sur la côte a entamé la rencontre. Et Dieu que c'était savoureux à déguster cette première manche après l'infâme brouet du 10/12. Sanctionnant les rotations cannoises initiées par Y.Fang pour préserver ses troupes entre deux matchs de Ligue des Champions, l'EVB a tout simplement été dominant durant cette première manche. Dans tous les secteurs de jeu ! Moins de fautes (3 contre 5), plus d'aces (2 à 0), de gros blocks (6 à 1) et une efficacité offensive supérieure (46% à 34%), tout cela obligeait le sorcier chinois à lancer ses titulaires habituelles mais sans effet : 25/17!

L'EVB a donc tutoyé les étoiles... l'espace d'un set. Mais les étoiles, c'est bien sur le maillot de Cannes qu'elles sont brodées, symbolisant les titres de championnes d'Europe. Et parmi cette constellation de stars, avec notamment les serbes Antonijevic et Rasic championnes d'Europe des nations cet été, il en est une qui rayonne depuis longtemps et plus que d'autres : Victoria Ravva. L'éternelle capitaine de la Croisette a encore fait parler son talent, prenant son groupe en main aprés un coup de gueule tonitruant du coach, et montrant la voie. Celle de l'excellence, proche de la perfection, jugez plutôt : une seule faute d'équipe au deuxième set (commise au service), 5 aces dans cette même manche pour le racing et un coquet 72% d'efficacité offensive collective! Clairement les locales avaient haussé considérablement le niveau, et tout devint beaucoup plus difficile pour l'EVB. Malgré une réussite offensive encore correcte, impulsée par Tassia et T.Le Guiader qui confirme match aprés match son aplomb, la digue a laché . La réception d'abord -et là pour le coup, T.Gonçalves est coupable- puis la distribution ensuite avec une G.Mollinger sans doute lasse de courir et perdant en lucidité.11/25.

La fin de match, enfin les deux sets suivants, furent plus équilibrés (15/25 et 16/25). Evreux trop inconstant subissait désormais le contre cannois et les services perfides de Kozlova (6 aces pour elle et un danger permanent à compiler avec un beau 63% de réussite offensive). Mais Evreux continuait d'exister et de lutter contrairement à des temps plus récents. Fang était même obligé de lancer Rasic dans la bataille pour assurer le coup tandis que le service évébiste ne fonctionnait plus (8 fautes pour trois aces dans cette mi temps) et que notre jeune étoile connaissait une éclipse presque totale : 1/11 lors de ces deux manches avec une terrible disette offensive sur 10 ballons consécutifs.

Le dernier set ne rendait hommage à aucune des deux équipes avec des fautes en pagaille (14 sur les 41 points inscrits), mais les défenses s'exprimaient avec un joli duel de libéros (Cardullo vs Huebert).

Le plus fort a gagné, relançant même les bannies du premier set (Delabarre et Fomina) pour conclure, mais là n'est pas l'essentiel...

Samedi c'était match de gala. Les partenaires de Téré étaient venu y trouver une rédemption ou chercher un pardon. C'est presque chose faite avec notamment cet historique (mais anecdotique j'en conviens) premier set survolé...

Vendredi 23/12 prochain (à 18h30 , gymnase Canada, face au Hainaut) c'est une toute autre dramaturgie qui nous sera proposée, plutôt un match de muerte, une corrida, avec mise à mort...

Alors, les oreilles et la queue? Les joueuse de l'Eure sauront elles vaincre leurs démons et torréer le bovin valenciennois (oui je sais valencian eut été plus approprié) à coup de passes magiques?