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NATIONALE 1 Féminine
L'EVB roule à l'ordinaire
Début janvier, Jacques Béraud, entraîneur de l'équipe de France des juniors déclarait : « L'EVB en tête du championnat, c'est une satisfaction mais aussi une surprise ». Le responsable de l'Institut fédéral de volley développait : « Une surprise parce que la formation ébroïcienne a fait le pari de la jeunesse. Je pensais qu'il paierait dans la seconde partie de saison. Je suis satisfait parce qu'Evreux a choisi de monter un projet de club avec des jeunes joueuses françaises. Je crois que l'EVB ira loin grâce à sa stabilité technique et mentale. »
Stabilité technique et mentale ! Même un technicien reconnu pour la justesse de ces analyses peut se tromper. Seconde partie de la saison, quatre rencontres, deux défaites à l'extérieur, les volleyeuses évébistes ont clairement baissé leur niveau de jeu. Dans le Pas-de-Calais, elles avaient les moyens de s'imposer. Elles auraient pu repartir avec une victoire en trois sets puisqu'elles menaient 7-11 dans le premier, 17-18 dans le second et qu'elles ont remporté le 3e (25-27). Harnes est un adversaire tenace, mais limité physiquement, tactiquement.
Le poids des absences
Dans le Nord, la ténacité a fait la différence pour le vainqueur. Les perdantes ont, elles, perdu la trame de leur plan tactique. Mais surtout depuis un moment, elles ont perdu la variété offensive qui faisait la différence en début de saison. Alors que l'ensemble des clubs progressent, l'EVB n'avance plus. Pire, il régale l'adversité avec des points donnés : 42 à Harnes, soit pas loin de deux sets ! Impossible ainsi de remporter une rencontre de N1F. Les blessures sont passées par là, notamment celles des deux centrales, Elise Villet et Tihéni Ena. Cyrillia Atréa a été absente deux longs mois alors qu'elle commençait à trouver son équilibre à la passe. Elle revient doucement, tout doucement. Elle n'a plus le même impact au contre. La Néo-Calédonienne est encore en recherche de sensations. Juste avant sa blessure, elle obligeait Leyla Tuifua à conserver un niveau constant. Longtemps sans concurrence, la Wallisienne connaît désormais des baisses de rythme inexpliquées, et Cyrillia Atréa ne peut actuellement corriger le tir.
L'énigme Da Silva
Leyla Tuifua était et reste attirée par le jeu flamboyant de sa capitaine. Sauf que Ludmila Da Silva a mystérieusement perdu son volley. Une énigme d'ailleurs. Match de Coupe de France à Nantes, le 4 janvier, la Brésilienne virevolte et fait du petit bois avec toutes les défenses qui lui sont proposées. Une semaine plus tard, elle apparaît désorientée contre Toulon, et depuis ses productions oscillent entre le tout juste moyen et le médiocre. Bien sûr, elle a marqué 24 points à Harnes, mais elle a attaqué à 53 reprises sur les 157 de la rencontre ! Le jeu de l'EVB penche. Les autres attaquantes ne reçoivent ni la même quantité, ni la même qualité de ballons. Elles se sentent certainement moins impliquées offensivement, inconsciemment cela joue sur le reste de leur engagement. Pendant ce temps, Aix-Venelles est passé devant…
A Harnes, Harnes bat Evreux VB 3-1 (25-19, 25-22, 25-27, 25-21)
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